Publié le samedi 10 janvier 2009

Séisme au Costa Rica
16 morts, selon un nouveau bilan de la Croix Rouge

10 01 2009

( Métro-Montréal avec ASSOCIATED PRESS ) - SAN JOSE, Costa Rica - Le puissant tremblement de terre de magnitude 6,1 de jeudi au Costa Rica a fait 16 morts, selon un nouveau bilan communiqué samedi par la Croix-Rouge.

Le séisme, dont l'épicentre se trouvait à 35km au nord-ouest de la capitale San José, a provoqué de nombreux éboulements et glissements de terrain meurtriers, prenant au piège des centaines d'habitants. De nombreuses habitations se sont effondrées.

Les secouristes ont découvert samedi de nouveaux corps dans un restaurant enseveli sous des monceaux de terre, portant le bilan à 16 morts, alors que des hélicoptères ont évacué des habitants et des touristes de la zone touchée par le séisme, selon la Croix-Rouge.

Des équipes cynophiles ont été envoyées sur place pour participer aux recherches.




Tactik : la vie, la vie. . . et le soccer

10 01 2009

( Marie-Christine Blais - La Presse ) - Bien que dans la jeune trentaine, Sophie Cadieux et Vincent Bolduc incarnent des adolescents depuis leurs débuts.Avec Tactik, émission quotidienne pour les 9-12 ans (Télé-Québec, 18h30, et dont Bolduc cosigne les textes), ils sautent enfin le pas et deviennent... des parents. De jeunes parents, mais des parents tout de même. Et c'est un véritable plaisir que de les voir jouer aux côtés de «vrais» jeunes comédiens doués, comme ceux de Tactik, où soccer, amitiés et relations familiales se mêlent vraiment, comme dans la vie.

«Quand on m'a pressentie pour jouer le rôle d'une mère dans Tactik, je me suis demandé s'il fallait que je «fasse la madame», ce qui n'est pas mon fort, explique Sophie Cadieux. Alors, j'y suis allée avec ce que je suis, pas madame. Et j'ai eu le rôle parce que des mères qui le sont devenues très jeunes mais qui ont décidé de mettre leur carrière de l'avant, ça existe.» Dans Tactik, en ondes depuis lundi dernier, Sophie Cadieux incarne en effet Sophie, qui a eu un fils avec Jeff (Vincent Bolduc) quand tous deux avaient 17 ans. Tant Jeff, comédien, que Sophie, productrice de spectacles à l'international, aiment leur fils Théo, mais disons qu'ils sont pas mal plus enfants que leur garçon, obnubilés par leur travail. Et séparés, ce que Théo trouve difficile à vivre.

«Alex Veilleux et moi, on n'a pas écrit le rôle de Jeff pour moi, explique Vincent Bolduc. Mais on voulait que ce personnage soit un artiste populaire, peut-être un chanteur, un humoriste. Et puis, finalement, c'est devenu un comédien, et j'en suis un. Et c'est le père d'un jeune garçon (Théo, joué par Benjamin Chouinard), et j'en suis un aussi (Vincent est le papa de Sacha, 9 ans). J'ai d'ailleurs beaucoup observé mon fils quand il jouait au soccer et m'en suis inspiré au moment de l'écriture.»

Âgés de 13, 14 ans, tous les jeunes comédiens qui incarnent les préados dans Tactik jouent très bien, très naturellement: «C'est parce qu'ils ont beaucoup d'expérience, explique Sophie Cadieux en riant. Un jour, en parlant avec Benjamin, on a réalisé qu'on avait tous les deux le même nombre d'années de métier, huit ans! En fait, Benjamin a fait pas mal plus de cinéma que moi!»

Ni meilleurs ni pires

Outre le fait qu'elle est intelligente, pas didactique, enjouée et qu'elle est centrée sur des préados, un des grands charmes de cette nouvelle émission, c'est d'être tournée principalement en extérieur, sur des terrains de soccer ou de jeux - en fait, on n'a pas vu autant de scènes extérieures depuis... Le temps d'une paix? «On n'arrête pas de dire aux enfants de jouer dehors, mais on ne le montre jamais, explique Vincent Bolduc en riant. C'est une idée de Jean-Pierre Morin (président de VivaVision, producteur du Club des 100 watts, Watatatow, Ramdam, Tactik, etc.) de montrer vraiment du sport, dehors, et un sport d'équipe, comme le soccer l'est.»

La majorité des comédiens adultes n'ont jamais joué au soccer: «Je suis une grande fan de la Coupe du monde, dit Sophie Cadieux, mais les coups dans les tibias reçus au primaire quand j'ai essayé de jouer, ça a réglé le cas!» «Moi non plus, je n'ai jamais joué, dit Vincent, mais Frédéric Pierre (qui incarne l'entraîneur Reda dans Tactik) a manifestement déjà manié le ballon!» Manifestement!

«Ce qu'on voulait en écrivant cette émission, Alex (Veilleux) et moi, c'était montrer des parents et des enfants imparfaits, qui vivent différemment à la maison, financièrement, mais aussi émotivement, poursuit Bolduc. Comme il y a trois familles (la famille bohème St-Cyr, la famille adoptive Langevin, la famille performante Desmarais-Rondeau), ça nous permettait de traiter le même sujet selon trois angles, tous valables, mais différents.»

«Ça nous importait aussi de présenter des préados qui ne sont ni les meilleurs ni les pires. Ils sont juste parfois les meilleurs, parfois les pires, comme dans la vie. L'émission s'appelle Tactik parce que c'est un terme de soccer, mais aussi parce que la préadolescence est une période où on passe son temps à penser à ce qu'on va dire avant de le dire, à calculer ce qu'on dit, comment on le dit et est-ce qu'on le dit...»

Le rythme et la caméra (qui rappellent la facture de Rumeurs), les extérieurs, les comédiens et l'humour pas gnangnan sont autant de plaisirs dans Tactik, qui devrait facilement prendre sa place, après les années Ramdam. Sans compter que, ô bonheur, Stéphane Crête y tient de nouveau le rôle d'un méchant qu'on aime détester, c'est-à-dire un entraîneur vraiment pénible. Un peu comme si Brad Spitfire avait décidé de prendre la tête d'une équipe de soccer sur un terrain près de chez vous...

( Tactik, du lundi au vendredi, 18h30, à Télé-Québec.)




France : Mort du créateur des César

10 01 2009

( Agence France-Presse - Paris , France ) - Georges Cravenne, le créateur des César du cinéma et l'un des pionniers des relations publiques en France, est mort samedi à Paris à l'âge de 94 ans, a-t-on appris auprès de sa famille.

Georges Cravenne, né Joseph Raoul Cohen le 24 janvier 1914 à Kairouan en Tunisie, avait créé en 1975 l'Académie des arts et techniques du cinéma, qui devait décerner dès l'année suivante les César pour le meilleur film, le meilleur acteur et toutes les autres catégories du 7e art en France. Il en était resté secrétaire général jusqu'à l'âge de 90 ans.

Il avait également mis en scène, pour l'Association Professionnelle et Artistique du Théâtre, les premiers Molière du théâtre, puis Les 7 d'Or pour les producteurs de la télévision.

Georges Cravenne, a déclaré à l'AFP son fils, François-David Cravenne, a été «un pionnier des relations publiques», les créant en France.

Il a organisé de grandes soirées de promotion dans les années 1950-1960, dont l'inauguration de l'Odéon-Théâtre de France, en présence du général de Gaulle, ou un gala exceptionnel à l'Opéra où il a fait chanter pour la première fois à Paris la Callas.

Par ailleurs, il lancera la grande majorité des films de Renoir, René Clair, Clouzot, Ophuls, Preminger, Verneuil, Gabin, Bardot ou Montand-Signoret. «Il a lancé tous les grands film des années 1950, 60, 70 comme +La Grande Vadrouille+ ou +Le Corniaud+», a rappelé son fils.

Georges Cravenne a débuté dans le journalisme en 1935 à Ciné-Magazine, dont Marcel Carné était rédacteur en chef. Il travaillera ensuite avec Pierre Lazareff à Paris-Soir, où il crée la rubrique cinéma.

Après la guerre, il sera l'un des acteurs de la réhabilitation du Lido, le cabaret des Champs Elysées, avant de créer la première agence de relations publiques et de devenir l'ami du «tout-Paris».

Il disait avoir été obsédé depuis l'âge de 13 ans par les Oscars d'Hollywood. «L'idée de créer un équivalent français a germé en moi jusqu'au jour où le nom de mon ami César, sculpteur de génie, s'est imposé à moi et sa sculpture avec lui. Oscar, César, cinq lettres qui rimaient à tel point que la naissance du second était devenue évidente», racontait-il.

«Ils resteront certainement la chose la plus importante que j'ai réalisée, le don que j'aurai fait à la profession. J'en suis fier: ils me survivront», affirmait-il.

Georges Cravenne sera inhumé mercredi au cimetière du Montparnasse, a précisé son fils.




Sirius Star: cinq pirates somaliens se sont noyés avec leur part du butin, selon un proche

10 01 2009

( La Presse Canadienne et The Associated Press - MOGADISCIO ) - Cinq des pirates somaliens qui s'étaient emparés d'un superpétrolier saoudien en novembre se sont noyés avec leur part du butin de trois millions de dollars, a déclaré un proche samedi, au lendemain du largage de la rançon aux assaillants.

Le Sirius Star et ses 25 membres d'équipage ont pu repartir vendredi, deux mois après l'assaut des pirates dans le Golfe d'Aden, où plus de 100 bateaux ont été attaqués l'an dernier. Des centaines de marins demeurent prisonniers de pirates.

D'après Abukar Haji, l'oncle d'un des pirates qui s'étaient emparés le 15 novembre du superpétrolier saoudien, le bateau à bord duquel les assaillants se trouvaient samedi a chaviré car ils filaient à grande vitesse, craignant une attaque des bâtiments de guerre patrouillant alentour.

"Il y a eu une perte humaine et monétaire mais ce que nous rend tristes, c'est que nous n'avons toujours pas les dépouilles de nos proches. Quatre sont portés disparus et un a été rejeté sur le rivage", a-t-il dit.

Le pirate Daud Nure a déclaré que trois des huit occupants du bateau avaient réussi à gagner la côte à la nage, lorsque l'embarcation s'est retournée dans une mer agitée. Il ne faisait pas partie de l'opération mais connaissait les hommes impliqués.

Après avoir quitté les eaux territoriales somaliennes, le Sirius Star faisait route samedi vers l'Arabie saoudite, selon le ministre saoudien du Pétrole Ali Naimi. Un responsable du ministère a précisé que le bateau se dirigeait vers Damman, sur la côte, sans fournir d'estimation sur l'heure de son arrivée.




Costa Rica: des centaines de millions de dollars de dégâts

10 01 2009

( Agence France-Presse - San Jose ) - Le séisme qui a fait 15 morts jeudi au Costa Rica a également détruit une centrale hydroélectrique, des hôtels, des routes, des ponts, des immeubles, des voitures, des récoltes: les dégâts matériels se chiffreront en centaines de millions de dollars, selon les autorités.

Outre les infrastructures routières et les biens familiaux, le séisme a frappé de plein fouet les ressources agricoles et touristiques du pays. Le tourisme rapporte au Costa Rica 20% de ses ressources en devises, environ 2 milliards de dollars en 2008.

Plus de cinquante hôtels, restaurants et autres établissements touristiques ont dû fermer dans la région du volcan Poas, la plus touchée par le séisme.

Tous n'ont pas été lourdement endommagés, mais «ces équipements ne peuvent accueillir de clients en raison des difficultés d'accès à la région», a expliqué le ministre du Tourisme, Carlos Ricardo Benavides.

Le séisme a détruit une bonne partie des cultures de fraises et de plantes ornementales des abords du volcan, dans une région qui exporte vers le marché nord-américain, selon la Chambre des exportateurs. «L'impact de la tragédie se fera ressentir sur les exportations de ces produits pendant deux mois», a estimé le président de la Chambre, Sergio Navas.

Les exportations agricoles du Costa Rica, qui avoisinaient 10 milliards de dollars par an, ont déjà commencé à se réduire en raison de la crise économique aux États-Unis, son premier partenaire commercial.

La centrale hydroélectrique de Cariblanco, une des plus importantes du pays, sera à l'arrêt pour un an compte tenu de l'importance des réparations à effectuer, selon l'Institut costaricien d'électricité.

Le Costa Rica, déjà en déficit d'infrastructures routières, a perdu dans le séisme 30 km de routes et sept ponts. Un préjudice de l'ordre de 12 millions de dollars, estime le ministère des Travaux publics.

Le ministère du Tourisme et les grands opérateurs privés ont déjà lancé des campagnes d'information aux États-Unis pour faire savoir que «tout le Costa Rica n'est pas touché», a annoncé M. Benavides.

Le séisme a en effet quasiment gelé l'arrivée des touristes dans l'ensemble des destinations du pays.




Gaza : Importantes manifestations au Canada et en Europe

10 01 2009

( Agence France-Presse - Paris ) - Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les grandes villes d'Europe, mais aussi au Canada et à Washington contre l'offensive israélienne à Gaza, entrée samedi dans sa troisième semaine (plus de 850 morts, près de 3 400 blessés).

A Paris et à Londres des affrontements ont éclaté avec la police.

En France au total 123 000 personnes ont manifesté, selon le ministère de l'Intérieur, à Paris et dans des grandes villes de province.

A Paris entre 30 000 personnes, selon la police, et 100 000, d'après les organisateurs, ont défilé. Un petit mannequin recouvert d'un linceul blanc et symbolisant les enfants morts à Gaza depuis le début de l'offensive israélienne contre le mouvement islamiste Hamas était porté en tête du cortège.

Des personnalités de gauche figuraient dans le cortège, au côté de la déléguée de Palestine en France Hind Koury, qui a exigé «que l'ONU impose des sanctions au gouvernement d'Israël».

Des incidents ont eu lieu en fin d'après-midi: environ 180 personnes ont été interpellées et 12 policiers blessés en marge de cette manifestation.

A Nice (sud), six personnes dont 4 policiers ont été légèrement blessés et 17 manifestants interpellés lors de heurts avec les forces de l'ordre.

Selon le ministère de l'Intérieur, les villes de province où la mobilisation a été la plus importante ont été Lille avec 10 000 personnes, Lyon (5 000, 20 000 selon les organisateurs), Marseille (4 000, 20 000 selon les organisateurs) et Nantes avec 4 000 personnes (7 000 selon les organisateurs).

Toutes les manifestations ont eu lieu à l'appel d'un Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, qui regroupe associations, syndicats et partis de gauche.

A Londres, quelque 12 000 personnes selon la police --100 000 selon les organisateurs-- se sont rassemblées en début d'après-midi près de Hyde Park. Le cortège, emmené par des artistes et hommes politiques de gauche, s'est ensuite dirigé vers l'ambassade israélienne.

Certains manifestants brandissaient des pancartes ornées du drapeau palestinien réclamant: «Libérez la Palestine», ou «Arrêtez l'holocauste à Gaza».

Des affrontements ont éclaté avec la police après que des manifestants eurent tenté de forcer la grille d'entrée de la rue attenante à l'ambassade d'Israël.

Dans les pays nordiques, plus de 10 000 personnes ont manifesté, selon la police. Il s'agit de la mobilisation la plus importante en Scandinavie depuis le début du conflit.

A Oslo, des incidents ont émaillé la manifestation qui a rassemblé 2 000 personnes, avec des tirs de feux d'artifice et des jets de pierres, qui ont fait deux blessés.

A Stockholm, entre 4 000 et 5 000 personnes se sont rendues devant l'ambassade israélienne, scandant «Fermez l'ambassade» ou encore «Boycott Israël, longue vie à la Palestine».

En Allemagne, près de 24.000 personnes ont manifesté dans différentes villes du pays, dont quelque 10 000, en majorité issues de la communauté turque, à Duisbourg (ouest), selon la police.

Plusieurs milliers de personnes sont descendues dans la rue à Milan et Turin (nord de l'Italie).

Elles étaient 7 000 à Berne, 3 500 à Innsbruck (ouest de l'Autriche), 2 000 à Athènes et Salonique (nord de la Grèce), un millier à Budapest et autant à Sarajevo, 500 à Utrecht aux Pays-Bas.

En Espagne, à Barcelone environ 30.000 personnes ont manifesté leur soutien aux Palestiniens et demandé la fi de l'intervention israélienne, à Las Palmas (Canaries) environ 5 000 et à Pampelune quelque 3 000 personnes ont fait de même.

Au Canada des milliers de personnes ont pris part à des manifestations dans des villes comme Toronto, Vancouver, Ottawa et Calgary pour exiger un arrêt des hostilités à Gaza.

A Montréal, ils étaient environ 2.000 à défiler dans les rues du centre-ville en scandant des slogans comme «Israël assassin» et en arborant des pancartes réclamant un «cessez-le-feu immédiat».

A Washington, plusieurs milliers de personnes - dix mille selon les organisateurs - ont manifesté devant la Maison Blanche pour soutenir les Palestiniens de Gaza.

«Il y a beaucoup de jeunes. Nous avons le sentiment qu'il s'agit de la plus importante manifestation jamais tenue aux Etats-Unis pour la Palestine», a affirmé Eugene Puryear, un des coordonnateurs du rassemblement organisé par la coalition anti-guerre ANSWER (Action now to stop the war and end racism).

A Tel-Aviv, plusieurs centaines d'Israéliens ont manifesté samedi soir pour un cessez-le-feu immédiat avec le Hamas. Rassemblés à l'appel du mouvement anti-colonisation La Paix Maintenant, les manifestants ont scandé «Non à la guerre» et «Arrêtez le feu pour les enfants» israéliens et palestiniens.

Des manifestations de soutien à Israël étaient prévues dimanche à Berlin, Londres, Prague, et des rassemblements pro-palestiniens à Bruxelles et Madrid.

Du côté israélien, trois civils et dix militaires ont trouvé la mort pendant ce conflit.




Les astronautes font face à des rayons cosmiques dangereux

10 01 2009

( MaxiSciences - Dübendorf, Suisse ) - Selon certains scientifiques, les astronautes retournant sur la Lune seraient menacés par des rayons cosmiques, à cause de la diminution de l’activité du soleil.

La capacité du soleil à protéger le système solaire de radiations nuisibles pourrait diminuer aux environs de 2020. Ceci est affirmé au moment même où la Nasa prévoit de renvoyer des astronautes sur la Lune.

Une étude a prouvé que le Soleil avait des périodes d’activité et d’inactivité variant entre 95 et 116 ans. La période actuelle d’activité du Soleil dure depuis environ 80 ans, et les scientifiques ont calculé qu’elle pourrait se terminer durant la prochaine décennie.

Les vents solaires (tempêtes de particules atomiques venant du Soleil, ndlr) font dévier les rayons nuisibles, donc plus le Soleil est actif, plus il y a de vents solaires et plus la protection est élevée. Le bouclier de protection terrestre, empêchant les rayons cosmiques de passer, ne fonctionne plus une fois que l’on se trouve dans l’espace.

Jose Abreu, du Federal Institute of Aquatic and Technology, à Dübendorf en Suisse, a cartographié les niveaux d’activité des cycles du Soleil, en regardant des substances reconnues comme des isotopes dans les couches de glace. Ceux-ci sont créés quand les rayons cosmiques détruisent l’oxygène et les atomes d’azote dans l’atmosphère terrestre. L’équipe de M. Abreu a trouvé que la production de ces isotopes augmentait fortement quand le Soleil était inactif, et que de nombreux rayons cosmiques frappaient la Terre.

Un rapport, publié dans le magasine New Scientist, affirme que les plus affectés par l’inactivité solaire seraient les astronautes. Au-delà du champ magnétique protecteur de la Terre, leur exposition aux rayons cosmiques pourrait entraîner une perte de fertilité et des cancers.




La première visite d'Obama à l'étranger se fera au Canada

10 01 2009

( Joël-Denis Bellavance - La Presse ) - Le président élu des Etats-Unis Barack Obama a choisi le Canada comme première destination à l'étranger.

Le bureau du Premier ministre Stephen Harper a confirmé que le président Obama doit effectuer sa première visite officielle au Canada peu de temps après son assermentation, le 20 janvier. «Ayant été en contact étroit avec l'équipe de transition du président élu Obama, nous sommes en mesure de confirmer que celui-ci a accepté l'invitation du Premier ministre de se rendre au Canada peu après son inauguration. Ce sera ainsi la première visite du président Obama à l'étranger», a indiqué Dimitri Soudas, porte-parole du bureau de Stephen Harper.

Barack Obama et Stephen Harper n'ont pas personnellement discuté de cette rencontre, selon l'agence de presse Associated Press. Les détails de cette visite officielle, telles que la date ou la durée, n'ont pas encore été divulgués.

Le ministre de l'immigration Jason Kenney va représenter le gouvernement canadien à la cérémonie d'investiture d'Obama. M. Harper ne participera pas à l'événement puisque les chefs de gouvernement ne sont pas invités.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

10 01 2009

Prévisions

Émises à: 15h45 HNE le samedi 10 janvier 2009

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Vents du sud-ouest de 20 km/h avec rafales à 40 devenant légers ce soir. Minimum moins 21.

Dimanche:

Nuageux avec percées de soleil. Devenant ensoleillé avec passages nuageux en mi-journée. Vents devenant du nord-est à 20 km/h le matin. Maximum moins 14.

Dimanche soir et nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel au cours de la nuit. Minimum moins 21.

Lundi:

Nuageux avec 40 pour cent de probabilité d'averses de neige. Maximum moins 13.

Mardi:

Neige. Minimum moins 17. Maximum moins 7.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 19.




Acériculture : L'importance de fertiliser les érablières

10 01 2009

( Radio-Canada.ca - MAURICIE ) - Un ingénieur forestier du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, Louis Duchesne, rapporte que fertiliser les érablières constitue le meilleur moyen d'accroître la résistance des arbres et d'empêcher une réduction de la production de sirop d'érable.

Selon lui, malgré les efforts déployés pour améliorer le bilan environnemental, les pluies acides continuent d'attaquer les érablières de la province, causant une détérioration prématurée des arbres et une réduction de la production de sirop d'érable.

Martial Pépin, qui exploite lui-même une érablière depuis plus de 70 ans dans la région de Warwick, confirme les observations de l'ingénieur. Il explique que même si une forêt est en santé, elle subit tout de même les conséquences des pluies acides, car la pollution atmosphérique appauvrit le sol. « Le dépérissement du sol fait en sorte que l'érable croît moins. Si la croissance de l'érable est ralentie, il y a moins de production. »

Louis Duchesne ajoute que plus un sol est riche, plus il a le pouvoir d'absorber l'acidité des précipitations. Ainsi, certaines régions, dont le sol a une capacité limitée d'absorber l'acidité des précipitations, sont plus affectées que d'autres par les pluies acides.

Louis Duchesne a fait état de ses observations dans le cadre d'une journée d'information tenue à Victoriaville. Environ 250 acériculteurs du Centre-du-Québec ont pris part à cet événement qui leur a permis d'en apprendre davantage sur les avancées technologiques et sur les enjeux de leur industrie.




Tintin toujours aussi populaire à 80 ans

10 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - Tintin, le seul reporter qui ait accédé à la célébrité internationale sans jamais avoir écrit un article, fête ce week-end ses 80 ans, fort d'un succès toujours aussi incontesté dans le monde. Plus de 30 ans après le dernier album d'Hergé, Tintin continue d'engranger les profits, avec deux à trois millions d'albums vendus chaque année et un film que prépare Steven Spielberg.

Tintin fête ses 80 ans. C'est le 10 janvier 1929 que le plus illustre personnage de la bande dessinée belge fit son apparition - en route pour l'URSS, au pied d'un wagon en partance pour Berlin, sa première étape - dans le supplément hebdomadaire d'un quotidien ultra catholique bruxellois, Le Vingtième Siècle. Les festivités autour de l'anniversaire de Tintin débuteront le 14 janvier avec l'inauguration d'une fresque à la gare de Bruxelles-Luxembourg, au centre de la capitale belge. Début juin, le Musée Hergé, conçu par l'architecte français Christian de Portzamparc, sera inauguré à Louvain-la-Neuve, au sud de Bruxelles.

Depuis, les 24 albums de ses aventures traduits dans 80 langues se sont vendus à plus de 230 millions d'exemplaires et continuent de passionner chaque année des centaines de milliers de nouveaux lecteurs. Une longue carrière que la mort en 1983 de son créateur, Georges Rémi, alias Hergé, n'a pas compromise bien que ses héritiers aient refusé que le personnage soit repris par d'autres, comme l'ont été Spirou et Lucky Luke.

Malgré leur succès, le personnage et son créateur font l'objet d'accusations nombreuses : anticommunisme primaire (Tintin au pays des Soviets), paternalisme colonial (Tintin au Congo) antisémitisme (L'Etoile mystérieuse), sexisme voire misogynie. Ce dossier à charge a été décortiqué récemment par le très sérieux hebdomadaire britannique The Economist. Le magazine explique en quoi Tintin était un "héros très européen", comprenons "continental", loin du politiquement correct d'aujourd'hui, ne prétendant pas changer l'avenir de l'humanité, à la différence des héros "anglo-saxons" typiques.

Il reste cependant inscrit au Panthéon de la littérature. Les lecteurs du journal Le Monde ont placé "Le Lotus bleu" en 18e position parmi les livres qui ont marqué le XXe siècle. Et la postérité va aussi se poursuivre sur pellicule. Avec l'accord de Fanny Rodwell, la veuve d'Hergé, le cinéaste américain Steven Spielberg prévoit de tourner une trilogie de films d'animation dont le premier devrait sortir en 2010.

( Ariane Schwab )




Tintin, toujours bon pied, bon oeil à. . . 80 ans !

10 01 2009

( Europe 1.fr - Paris ) - L'intrépide reporter à la houpette fête ce 10 janvier les 80 ans de son apparition dans "Le Petit Vingtième" sous la mine d'Hergé.

Depuis, il a foulé les cinq continents, exploré les fonds marins, escaladé le toit du monde, ouvert la conquête de l'espace...

Plus de 230 millions d'albums relatant ses aventures ont été vendus à travers le monde, traduits dans 80 langues.

Bon anniversaire, Happy birthday, feliz cumpleaños, Herzlichen Glückwunsch zum Geburtstag,hyvää syntymäpäivää... Tintin !

( Ariane Schwab )




Pérou: 30 morts et 20 blessés dans un accident de la route

10 01 2009

( Agence France-Presse - Lima ) - Au moins 30 personnes sont mortes et 20 autres blessées dans l'accident d'un autocar tombé au fond d'un ravin, samedi dans le nord du Pérou, selon la police.

L'accident s'est produit aux premières heures de samedi dans la région de Cajamarca, a indiqué le chef de la police Marcial Gonzáles Pérez à la radio CPN, ajoutant que le sauvetage des victimes se poursuivait. Le chauffeur a perdu le contrôle de l'autocar, qui transportait une cinquantaine de personnes, à dix minutes de son arrivée à destination, a-t-il précisé.

Les accidents de la route ont fait 875 morts et 5 307 blessés au Pérou en 2008, un chiffre en diminution de 10% par rapport à l'année précédente, selon la police.




Dons d'organes: un petit sommet historique au Québec

10 01 2009

( Violaine Ballivy - La Presse ) - Les Québécois sont de plus en plus généreux de leur corps. Littéralement. Que ce soit pour un foie, un rein ou un coeur, le nombre de donneurs d'organes a bondi pour atteindre un sommet historique en 2008.

Les données les plus récentes de l'organisme Québec-Transplant révèlent que 453 personnes ont reçu 513 organes prélevés auprès de 151 donneurs décédés l'année dernière. Des chiffres bien maigres à première vue, mais au cours des 10 dernières années, le nombre de donneurs ne s'était jamais bien détaché de la moyenne de 136. La hausse frise les 10% en 2008.

Cette augmentation du nombre d'organes disponibles est d'autant plus étonnante que le nombre de décès neurologiques connaît, lui, un déclin grâce aux progrès de la science, qui permettent de sauver de plus en plus de victimes d'accidents de la route, et aux succès des récentes campagnes de sécurité routière.

«Les Québécois se mobilisent de plus en plus en faveur du don d'organe et sont de plus en plus sensibles à cette question», croit Louis Beaulieu, directeur général de Québec-Transplant. Un sondage réalisé en 2008 pour Québec-Transplant indique que 55% des Québécois ont pris des mesures pour faire don de leur corps après leur décès, soit près de 10% de plus que dans un coup de sonde mené quatre ans plus tôt. Autre signal encourageant: la Chambre des notaires du Québec a lancé en 2005 un registre national des consentements au don d'organes et de tissus qui compte déjà plus de 350 000 signatures - soit deux fois plus que prévu.

La liste d'attente s'allonge

Mais le chemin qui reste à parcourir est impressionnant, et le portrait dévoilé hier par l'organisme est loin d'être rose. La liste d'attente pour la transplantation grandit elle aussi: 1159 personnes étaient inscrites sur la liste unique au 31 décembre 2008, contre 1106 en 2007, et 1040 en 2006. La très grande majorité d'entre elles ont besoin d'un rein et peuvent être traitées temporairement par dialyse, mais certains Québécois mourront certainement cette année faute d'avoir reçu l'organe tant attendu. «La transplantation est devenue une manière de traiter les malades. Les gens vivent plus longtemps, ont des problèmes de santé plus complexes, ce n'est pas étonnant que cette liste continue d'augmenter», explique Louis Beaulieu.

Une partie de la solution réside dans la sensibilisation du public et les campagnes en faveur de la signature de l'autocollant pour le consentement au don d'organe apposé au verso de la carte d'assurance maladie. Certains mythes ont encore la vie dure. «Des gens croient que cela ne vaut pas la peine de consentir au don parce qu'ils se croient trop vieux, mais on travaille de plus en plus avec les donneurs âgés», dit M. Beaulieu. L'an dernier, un malade a pu être sauvé grâce au foie d'un donneur de 88 ans. Un autre a retrouvé la vue en recevant la cornée d'un donneur de 102 ans.

TEMPS D'ATTENTE

Temps d'attente moyen des patients par organe transplanté (en jours)*

> Coeur : 200

> Poumons : 481

> Foie : 261

> Pancréas : 447

> Rein : 780

*données pour 2007, dernière année disponible.

Source : Québec-Transplant




Drame à Saguenay : les familles endeuillées accueillent leurs proches

10 01 2009

( Émilie Côté - La Presse ) - (Saguenay) - Depuis ce matin, les familles Gauthier et Laliberté reçoivent des messages de soutien de leurs proches à la maison funéraire Gravel et Fils, à Saguenay. Vers 14h40, les corps des trois enfants et l'urne du père se transporteront à la cathédrale de Chicoutimi, pour les funérailles qui doivent débuter à 15h.

Le corps de Marc Laliberté a été incinéré. Ses cendres reposent dans une urne. Quant à ses enfants, leur corps est exposé. Dans leur petit cercueil, les trois jeunes défunts ont l'air de petits anges endormis profondément.

Le petit Louis-Philippe, 4 ans, porte une chemise bleue et une cravate jaune. Une poupée veille sur Joëlle, 12 ans, alors qu'un tableau de dessins et de messages rend hommage à Marc-Ange, 7 ans.Le soir du Nouvel An, rappelons que Marc Laliberté est mort, de même que ses trois enfants. La mère, Cathie Gauthier, a survécu à ses blessures, alertant les policiers en état de détresse. Selon les enquêteurs de la Sûreté du Québec, les parents ont conclu un pacte de suicide.

Cathy Gauthier est accusée du meurtre de ses trois enfants et d'avoir aidé son mari à se suicider. Soignée à l'hôpital, elle n'assistera pas à la cérémonie cet après-midi.




Le maire de Québec, Régis Labeaume, salue la mémoire de Jean Pelletier

10 01 2009

( La Presse Canadienne ) - Le maire de Québec, Régis Labeaume, a salué l'homme politique qu'était Jean Pelletier et surtout son implication auprès de la ville de Québec.

Jean Pelletier a succombé à un cancer, samedi matin, à l'âge de 73 ans.

Le considérant un peu comme un mentor, Régis Labeaume a entretenu avec M. Pelletier de nombreux contacts au cours des dernières semaines, lors de visites à sa chambre de l'hôpital Saint-Sacrement, notamment.

L'ancien chef de cabinet de Jean Chrétien, qui a vécu difficilement le passage du scandale des commandites, a été décrit par Régis Labeaume comme un homme sensible et humain. Deux traits de caractère que plusieurs n'ont pas connu du personnage public, mais qui étaient néanmoins bien présents, a-t-il ajouté.

Il attribue à Jean Pelletier de grandes réalisations et d'avoir su jeter les bases de plusieurs mesures qui ont contibué à l'essor de la Vieille Capitale. Parmi celles-là, la revitalisation de Saint-Roch, le marché du Vieux-port, l'inscription de Québec comme ville du patrimoine mondial, la venue des bureaux de l'Unesco et la création de l'Association des maires francophones.

Passionné de Québec, Régis Labeaume se souvient que Jean Pelletier lui répétait souvent qu'il était pour "mourir debout et vivant" et trouvait le moyen de discuter des dossiers municipaux, malgré son état de santé, et lui donner certains conseils.

Respectant les dernières volontés du défunt, il n'y aura pas de funérailles civiques, bien que la ville ait offert cette possibilité. Le maire de Québec estime qu'il est important de respecter cette décision.

Les drapeaux ont été mis en berne sur l'hôtel de ville de Québec.




Village olympique : Facture salée pour les Vancouvérois

10 01 2009

( Radio-Canada.ca - COLOMBIE-BRITANNIQUE ) - Vendredi après-midi, le maire de Vancouver, Gregor Robertson, a fait le point sur la construction ardue du village olympique.

Il a révélé qu'en septembre dernier, Fortress Investment a cessé de financer le projet. La société américaine s'inquiétait vraisemblablement des dépassements de coûts et de problèmes techniques dans la concrétisation du projet.

L'ancien conseil municipal de Vancouver avait alors consenti un prêt controversé de 100 millions de dollars pour permettre à l'entrepreneur, Millenium Developpement, de poursuivre les travaux. Or, ces fonds seront épuisés d'ici la fin du mois. Pour parachever la construction du village olympique, il faudra encore investir plus de 450 millions de dollars.

Le maire Robertson a indiqué que la Ville s'est engagée, au printemps 2007, à compléter le projet quoiqu'il advienne. Il a ajouté que les nouveaux élus ainsi que les contribuables sont liés légalement par les engagements pris par l'ancienne administration.

L'espoir d'une entente

Le bailleur de fonds du projet, Fortress Investment, a le droit de cesser de financer les travaux en vertu de son entente avec Millenium Developpement, a précisé M. Robertson. La société de financement souhaite renégocier les conditions de son prêt consenti à l'entrepreneur.

La Ville est prête à négocier dans le meilleur intérêt des contribuables, a déclaré le maire Robertson. Ce dernier doit d'ailleurs rencontrer de nouveau les journalistes, lundi, pour dévoiler d'autres détails sur le financement du village olympique. Il s'est engagé à révéler aux contribuables toutes les décisions prises par la Ville.

Revoir ses plans

Initialement, le projet de construire 1100 logements pour héberger des athlètes devrait coûter 750 millions de dollars. Des dépassements de coûts d'environ 125 millions de dollars sont maintenant prévus d'ici la fin des travaux, en octobre prochain.

Après les Jeux, les appartements seront principalement convertis en copropriétés. Cependant, les ventes de ces appartements ont été décevantes jusqu'à maintenant.




Québec gifle Bell et lui préfère Telus

10 01 2009

( La PresseAffaires.com - Maxime Bergeron ) - Le gouvernement québécois vient d'infliger toute une gifle à Bell Canada en octroyant à sa concurrente Telus un contrat de presque 1 milliard de dollars qui couvrira une bonne partie des besoins de télécommunications de l'État.

Québec a lancé un appel d'offres en avril dernier pour faire migrer deux réseaux de transport de données vers un seul. Après une analyse des deux seules candidatures reçues - celles de Bell et Telus -, le ministère des Services gouvernementaux (MSG) a jugé que l'entreprise de Vancouver était plus qualifiée que sa contrepartie montréalaise pour réaliser ce mandat.

«C'est Telus qui présente la meilleure proposition», a résumé Jacques Duval, porte-parole du MSG, pendant un entretien téléphonique.

Le contrat s'étalera sur 5 ou 10 ans et procurera jusqu'à 923 millions à Telus. Bell, qui perd un important mandat dont il avait la charge depuis 1989, s'est engagé à collaborer pour assurer une période de transition de deux ans.

Le nouveau mégaréseau desservira 160 ministères et organismes provinciaux de même que 350 établissements du secteur de la santé. Telus installera dans un premier temps tous les équipements nécessaires, puis gérera le système.

Ce réseau constitue un «très gros morceau» dans l'infra-structure de télécommunications de l'État québécois, a indiqué Jacques Duval. Et il sera de plus en plus utilisé, au fur et à mesure que les besoins en bande passante augmenteront. Le transfert électronique de photos médicales, par exemple, requiert beaucoup de puissance, a-t-il expliqué.

Contrat historique

Chez Telus, dont le siège social québécois est situé à Rimouski, on jubilait hier. Il s'agit là d'une victoire majeure pour l'entreprise de l'Ouest canadien, qui vient décrocher un mandat de taille dans l'arrière-cour de Bell Canada.

«Je peux affirmer sans l'ombre d'un doute que c'est le plus gros contrat de notre histoire», a dit Stacey Masson, porte-parole de Telus au Québec.

Telus affirme que l'attribution de ce contrat n'est lié à aucune promesse de création d'emplois ou d'investissements supplémentaires au Québec, où le groupe compte environ 5000 employés. «Pas besoin de faire de promesses parce que, dans le fond, on n'aura pas le choix: on va engager au moins 200 personnes pour les besoins du contrat, surtout à Québec», a soutenu Mme Masson.

C'est Nathalie Normandeau, vice-première ministre du Québec, qui a confirmé le retrait du contrat à Bell avant-hier en répondant à la question d'un journaliste en Gaspésie. Radio-Canada a diffusé la nouvelle jeudi soir.

Mme Normandeau a refusé d'accorder une entrevue à La Presse Affaires hier pour donner plus de détails. Son attachée de presse nous a dirigé vers la ministre des Services gouvernementaux, Dominique Vien, qui a elle aussi refusé de nous parler. L'appel d'offres a été géré au gouvernement sans intervention du politique, a fait valoir le porte-parole de Mme Vien pour justifier ce refus.

Au MSG, Jacques Duval a expliqué que les deux entreprises ont présenté leurs soumissions après avoir lu un devis technique de plusieurs centaines de pages. En gros, il s'agissait de répondre le mieux possible aux besoins de l'État «en matière de sécurité, de robustesse et de capacité du réseau», a-t-il dit. Ce que Telus aurait mieux fait que Bell.

Déception

La perte de cet important contrat a été reçue comme une «déception» à Bell Canada, un mois à peine après l'échec du rachat de l'entreprise par Teachers' pour 52 milliards. Le porte-parole Jacques Bouchard s'est toutefois employé à en relativiser l'ampleur. «On continue d'être un bon fournisseur du gouvernement et on va tout faire pour ravoir le contrat.»

Le conglomérat montréalais gère notamment 28 000 lignes téléphoniques de l'État, un contrat de 70 millions de dollars. Aussi, Bell touchera des redevances de Telus au cours des prochaines années puisque l'entreprise de Vancouver utilisera une partie de son réseau pour réaliser son nouveau contrat, a souligné M. Bouchard, sans les quantifier.

La nouvelle a malgré tout pesé sur le moral de certains employés, hier.

«C'est une autre tuile qui nous tombe sur la tête, a confié un responsable des réseaux sous le couvert de l'anonymat. Le climat est à la déception et à l'incertitude, surtout dans le contexte économique actuel.»

Les travailleurs craignent de nouveaux licenciements, après les vagues de compressions des derniers mois, ce que Bell exclut pour l'instant.

«Mais le pire dans tout ça, c'est que ça vient confirmer que Bell a perdu son statut de chef de file», a ajouté l'employé.

Bataille à venir

Selon Amit Kaminer, analyste en télécoms au SeaBoard Group, les péripéties qui ont entouré le rachat avorté de Bell Canada Entreprises par Teachers' ont probablement déconcentré l'entreprise au cours des 18 derniers mois.

«Bell est une société en transition, en changement de rapport, a-t-il avancé. Mais quand on change de vitesse dans une voiture, il y a toujours un moment où les roues ne répondent plus au moteur. Telus a vu ce moment et en a profité.»

La perte de ce contrat viendra faire grimper d'un cran la concurrence entre les deux géants, croit M. Kaminer. «Tous les coups sont maintenant permis. Maintenant que Telus a été capable de lui arracher ce contrat, je crois que Bell sera plus combative aussi dans les territoires de Telus.»

Le titre de BCE a clôturé à 24,32$ hier à la Bourse de Toronto, en baisse de 1,3%, et celui de Telus a fini à 35,13$, en hausse de 0,5%.




Séisme au Costa Rica: 15 morts et 42 disparus

10 01 2009

( Agence France-Presse - Vara Blanca ) - Plusieurs centaines de touristes, dont 150 étrangers, ont été évacués vendredi de la zone du séisme qui a touché la veille le Costa Rica et fait 15 morts et 42 disparus, selon un dernier bilan annoncé par la Commission nationale d'urgence (CNE).

Les touristes étrangers, en majorité américains, français, canadiens et espagnols, ont été évacués de la zone proche du volcan Poas, rendez-vous touristique prisé et épicentre du séisme le plus violent qu'ait connu cette région depuis 150 ans. Une centaine d'autres étaient toujours isolés dans cette région, dont une cinquantaine dans la localité de Chinchona, une des plus dévastées par le tremblement de terre et accessible seulement par hélicoptère, selon la Croix Rouge.

Deux hélicoptères militaires américains Blackhawk, arrivés d'une base aux Honduras, doivent se joindre samedi aux opérations aériennes de secours menées jusqu'ici par cinq appareils privés, loués par le gouvernement du Costa Rica, qui ne dispose pas d'armée régulière.

Certains groupes de touristes ont ainsi été évacués par les airs, d'autres ont rejoint les équipes de secours après une longue marche sur des chemins difficiles.

Des hélicoptères avaient également évacué des touristes bloqués sur le parking de l'hôtel Los Jardines de Las Catarates, près des chutes d'eau spectaculaires des Catarates de la Paz, en commençant par les personnes âgées et les familles avec enfants.

Le bilan officiel de 15 morts risque de s'alourdir, des hameaux étant encore isolés et des voitures ensevelies sous des coulées de terre, comme l'a constaté un photographe de l'AFP.

Depuis Vara Blanca (environ 40 km au nord-ouest de la capitale San José), privée d'eau et d'électricité mais où les lignes de téléphone sont miraculeusement intactes, les équipes de secours tentaient encore vendredi de gagner les zones les plus isolées.

Leur progression est difficile sous la pluie car les routes sont crevassées ou coupées par des coulées de terre et de roches, des arbres déracinés ou des réseaux électriques effondrés.

Des centaines d'habitants de la région avaient passé la nuit de jeudi à vendredi dans des écoles transformées en dortoirs ou sous des tentes de campagne installées dans des fermes. Des dizaines de maisons sont détruites dans cette zone d'agriculture et d'élevage vouée aussi au tourisme.

Les répliques du séisme ont fait craindre à beaucoup de familles que leur maison ne s'écroule elle aussi et elles ont préféré rejoindre les hébergements aménagés par les équipes de secours.

Le jeune Roberto Gomez Jimenez, 22 ans, travaillait à l'hôtel Los Jardines. Il est effondré: parti de l'hôtel à travers champs pour rejoindre sa maison, il vient d'entendre que son cousin et un ami sont morts dans une laiterie de San Rafael de Vara Blanca.

La CNE a placé en «alerte rouge» une vaste région de la Vallée centrale du pays, qui inclut la capitale et les villes de Cartago, Alajuela et Heredia, où sont concentrés 2,5 millions d'habitants sur les 4 millions de la population totale du Costa Rica.

Les pays d'Amérique centrale, la Colombie, les États-Unis et la Chine ont proposé leur aide. L'ambassadeur américain au Costa Rica a dégagé 50 000 dollars.

Ces aides devraient parvenir au Costa Rica «dans les prochaines heures», a déclaré le président costaricien Oscar Arias vendredi soir, après une visite dans les zones les plus touchées, près du volcan Poas, une des attractions touristiques de ce petit pays d'Amérique centrale.




Plus de 188 millions de Chinois dans les trains pour le Nouvel an

10 01 2009

( Agence France-Presse - Pékin ) - Les autorités s'attendent à ce que 188 millions de Chinois prennent le train pour les grandes vacances annuelles du Nouvel an lunaire, occasion traditionnelle de retrouvailles familiales, a indiqué samedi le porte-parole des Chemins de fer.

«Nous prévoyons que dans tout le pays le réseau ferroviaire recevra 188 millions de passagers, soit une hausse de 8% par rapport à la même période l'année dernière, avec une moyenne quotidienne de 4,7 millions de personnes», a déclaré Wang Yongping lors d'une conférence de presse. Le Nouvel an lunaire tombe cette année le 26 janvier, mais pour les chemins de fer chinois la période dure 40 jours, entre les départs et les retours, avec un pic de fréquentation prévu entre les 21 et 24 janvier.

Cette année, a confirmé M. Wang, a vu de nombreux Chinois anticiper le retour annuel dans leur province d'origine en raison notamment de la crise économique, mais aussi parce que la fête tombe cette année en janvier, un mois où tous les congés cumulés totalisent 14 jours, avec les trois jours fériés du 1er janvier et tous les week-ends.

Ces dernières semaines, sans fournir de chiffres pour l'ensemble du pays, la presse officielle a souvent fait état de retours en masse d'ouvriers depuis le sud exportateur du pays, du fait des fermetures d'usines liées à la crise économique internationale.

Le gouvernement a d'ailleurs appelé les autorités provinciales en décembre à s'assurer que ces travailleurs précaires souvent exploités recevraient bien leurs salaires à temps pour les départs de Nouvel an.

Selon les estimations officielles, la Chine compte aujourd'hui quelque 210 millions de travailleurs migrants.




Maire de Québec entre 1977 et 1989
Jean Pelletier s'éteint à 73 ans

10 01 2009

( Karine Gagnon - Le Journal de Québec ) - M. Pelletier était hospitalisé depuis mercredi dernier à l'Hôpital du Saint-Sacrement. Lors de son décès, il était entouré de son épouse, Hélène Bhérrer, et ses deux enfants, Jean et Marie. Cette dernière a deux enfants, qui sont retournés à Calgary avec leur père ces derniers jours.

Né à Chicoutimi le 21 janvier 1935, Jean Pelletier est arrivé à Québec à l'âge de quatre ans. Il a étudié au Collège des Jésuites de Québec puis au Séminaire de Trois-Rivières, où il a fait la connaissance de Jean Chrétien. Il a ensuite gradué à l'Université Laval et débuté sa carrière comme journaliste à CHRC, à CFCM et à la télévision de Radio-Canada.

M. Pelletier a fait ses débuts en politique comme secrétaire de presse des premiers ministres Paul Sauvé et Antonio Barrette, à la fin des années 50. Il s'est ensuite retrouvé dans la fonction publique, est devenu homme d'affaires et s'est impliqué au sein de différents organismes, en plus de devenir l'un des membres fondateurs du Progrès civique en 1962. À la fin des années 1970, il se retrouve administrateur du journal L'Action catholique, dans lequel il signe des éditoriaux.

Après s'être fait élire comme conseiller, en 1976, il devient maire de Québec en 1977, poste qu'il conservera jusqu'en 1989. Après son départ de la mairie, M. Pelletier est devenu chef de cabinet de Jean Chrétien, premier ministre du Canada. En 1993, il a été candidat aux élections fédérales dans la circonscription de Québec, mais s'est incliné devant Christiane Gagnon, du Bloc Québécois.

M. Pelletier a été congédié, en 2004, de son poste de président du conseil de VIA Rail, à la suite de propos jugés désogligeants au sujet de l'ex-athlète olympique Myriam Bédard. Cette dernière avait témoigné lors de la Commission Gomery sur le scandale des commandites.

En 2005, MM. Pelletier et Chrétien avaient été blâmés par le juge Gomery, qui leur attribuait en partie la gestion déficiente d'un programme fédéral de 250 millions. Le gouvernement Harper a porté en appel récemment la décision de la Cour fédérale du Canada, qui avait blanchi les deux hommes. M. Pelletier trouvait dommage de ne pouvoir connaître la décision finale, en raison de la lourdeur des procédures judiciaires.

M. Pelletier a récolté de nombreux honneurs au cours de sa carrière, dont celui d'Officier de l'Ordre du Canada et de l'Ordre du Québec, de commandeur de la Légion d'Honneur de la France, en plus de recevoir la médaille de la Ville de Québec, l'été dernier.

Dans un article paru dans un ouvrage sur les 100 ans de l'Hôtel de ville de Québec, Paul-Christian Nolin, aujourd'hui attaché de presse du maire Régis Labeaume, évoque le vent de renouveau qui a accompagné l'arrivée de Jean Pelletier à la tête du Progrès civique et, en 1977, à la mairie de Québec. M. Pelletier succédait ainsi à Gilles Lamontagne, son fidèle ami avec qui il avait par ailleurs fondé ce parti.

Élu sans opposition, M. Pelletier a créé de nouveaux services, dont celui des communications, et fait construire de nombreuses infrastructures sportives et culturelles, dont la bibliothèque Gabrielle-Roy. Il a autorisé l'agrandissement du Colisée pour accueillir les Nordiques de Québec.

Le secteur de la Gare du Palais s'est aussi développé sous le règne de M. Pelletier, avec la construction du Palais de justice et de l'édifice abritant la Régie de l'assurance-automobile du Québec. Il a donné le coup d'envoi au prolongement du mail Saint-Roch et proposé l'aménagement de l'Îlot Saint-Patrick, l'un des projets qui a causé la perte du parti.

C'est également sous le règne de M. Pelletier que Québec sera reconnue comme ville du Patrimoine mondial et accueillera un bureau de l'UNESCO. Lorsqu'il quitte la mairie, en mai 1989, M. Pelletier passe le flambeau à Jean-François Bertrand. Le parti basculera dans l'opposition.

Avec l'élection de Jean-Paul L'Allier, en 1989, M. Pelletier n'a pas remis les pieds à l'hôtel de ville pendant plusieurs années, jusqu'à ce que la mairesse Andrée Boucher prenne les commandes de la ville et rétablisse les ponts avec lui. Le maire Régis Labeaume a poursuivi dans la même veine et lui a d'ailleurs remis la Médaille de la Ville de Québec cet été. M. Labeaume recevait d'ailleurs régulièrement des nouvelles de M. Pelletier, qui lui rapportait des informations toujours pertinentes, de préciser le maire de Québec.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

10 01 2009

Prévisions

Émises à: 11h30 HNE le samedi 10 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents du sud-ouest de 20 km/h avec rafales à 40. Maximum moins 14.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel vers minuit. Minimum moins 21.

Dimanche:

Nuageux avec percées de soleil. Dégagement en mi-journée. Vents du nord-est de 20 km/h devenant légers en fin de journée. Maximum moins 12.

Lundi:

Alternance de soleil et de nuages avec 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 18. Maximum moins 13.

Mardi:

Neige. Minimum moins 15. Maximum moins 7.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 19.




Le «chaos» en Espagne après une tempête de neige

10 01 2009

( Agence France-Presse - Madrid ) - L'ensemble de la presse espagnole de samedi dénonçait le «chaos» qui a régné dans la région de Madrid à la suite des chutes de neige de vendredi en pointant l'impréparation des autorités.

La presse critique également le fait que les autorités locales de Madrid et le gouvernement central se rejettent mutuellement la responsabilité des désordres. «Chaos à Madrid» était l'expression la plus reprise sur les «Unes» des journaux tels La Vanguardia, La Razon ou El Mundo, agrémentées de photos de véhicules immobilisés sur des routes enneigées.

«Imprévision totale», assénait le quotidien conservateur ABC, tandis que El Pais, premier quotidien généraliste payant d'Espagne, proche du pouvoir socialiste, titrait: «Des erreurs en chaîne bloquent des centaines de milliers de personnes sous la neige».

Les chutes de neige sur le centre de l'Espagne vendredi ont fortement perturbé l'activité de Madrid, entraînant des centaines de kilomètres de bouchons et la fermeture pendant près de cinq heures de l'aéroport, quatrième d'Europe en termes de trafic de passagers.

«L'imprévision des autorités, les erreurs en chaîne des institutions et le manque de moyens ont transformé en souricières les accès à la capitale», écrit El Pais.

«La capitale subit un blocage insolite», écrit le journal catalan La Vanguardia, relevant «les reproches croisés des administrations», notamment entre les autorités locales de Madrid, de droite, et le gouvernement central socialiste.

Le journal de droite El Mundo accuse le ministère de l'Equipement du gouvernement socialiste. La ministre «Magdalena Alvarez reconnaît +les erreurs de tous+ mais affirme que +personne n'est coupable+», s'indigne le quotidien.

Le quotidien de gauche Publico relève lui que Esperanza Aguirre, la «présidente régionale élude toute responsabilité et accuse la ministre et les services météorologiques».




Obama compte créer entre trois et quatre millions d'emplois

10 01 2009

( Associated Press - Philip Elliott - Washington ) - L'équipe économique de Barack Obama a annoncé samedi que le plan de relance du président élu se fixait désormais pour objectif de créer 3,5 millions d'emplois sur deux ans pour contribuer à sortir l'économie américaine de l'ornière.

Alors que les Etats-Unis ont perdu plus d'un million d'emplois au cours des deux derniers mois, l'analyse économique rendue publique samedi réévalue à la hausse le nombre de nouveaux postes qu'induirait le dispositif de relance de 775 milliards de dollars (575 milliards d'euros) proposé par le président-élu. Dans sa première mouture, ce plan prévoyait la création de trois millions d'emplois.

Les conseillers de Barack Obama notent cependant dans ce document de 14 pages que le plan comprend ôôd'importantes marges d'erreur» en raison des incertitudes qu'implique la prospective économique. De fait, nul ne sait encore -pas même les économistes de l'équipe Obama- quelle version du plan sera soumise au vote du Congrès.

La question de l'emploi se fait plus pressante pour M. Obama depuis la publication vendredi des chiffres du département du Travail faisant état de la perte de 524.000 emplois en décembre, ce qui porte le taux de chômage aux Etats-Unis à 7,2% de la population active, son plus haut niveau depuis 16 ans.

L'économie américaine a détruit 2,6 millions d'emplois en 2008. Dans le même temps, 3,4 autres millions d'Américains sont passés malgré eux à un emploi à temps partiel, comme l'a rappelé le président-élu dans son adresse radiophonique hebdomadaire, également diffusée en ligne sur le site YouTube.

L'équipe de transition estime qu'en cas de rejet du plan de relance par le Congrès, trois à quatre millions d'emplois supplémentaires disparaîtraient avant la fin de la récession. de même source on ajoute que l'adoption du plan permettrait de faire baisser le taux de chômage de 1,8 point de pourcentage fin 2010.

«Ces chiffres viennent sèchement rappeler que nous ne pouvons tout simplement pas continuer au rythme actuel», a expliqué Barack Obama.

«Les économistes de tous les horizons nous disent que, si rien n'est fait, cette récession pourrait se prolonger des années et le chômage atteindre un niveau à deux chiffres», a-t-il souligné à dix jours de son investiture. «Et ils nous avertissent que notre nation pourrait perdre cette marge compétitive sur laquelle s'appuient notre force et notre rang dans le monde.»

Le président élu s'est essentiellement consacré cette semaine à répondre aux critiques sur son programme économique. S'il a pris soin de ne pas interférer dans les dossiers de politique étrangère, qui restent à ses yeux du ressort de l'administration sortante, Barack Obama ne s'est pas privé de dénoncer le bilan intérieur de George W. Bush, dénonçant notamment l'état de l'économie dont il héritera le 20 janvier.

«Nous n'allons pas seulement créer des emplois, nous allons aussi fournir une aide à ceux qui ont perdu le leur ainsi qu'aux Etats et aux familles les plus durement affectés par la crise», a affirmé Barack Obama. Cet effort implique, selon lui, une unanimité politique pour étendre l'assurance chômage et la couverture santé, une déduction fiscale de 1.000 dollars pour 95% des familles et une assistance aux Etats pour leur épargner de douloureuses réductions budgétaires dans des services essentiels comme la police, la lutte contre les incendies, l'éducation et les soins de santé».

«Il n'est pas trop tard pour changer de direction, mais seulement si nous agissons immédiatement et massivement. Notre première tâche est de remettre les gens au travail et de refaire fonctionner notre économie», a-t-il plaidé.




Ignatieff qualifie Jean Pelletier de grand Canadien

10 01 2009

( La Presse Canadienne - Ottawa ) - Le nouveau chef libéral, Michael Ignatieff, se dit profondément attristé par le décès de Jean Pelletier, qui a perdu son combat contre le cancer tôt samedi matin.

M. Ignatieff estime que Jean Pelletier a été un grand Canadien. Il souligne que son courage et son sang froid l'ont profondément ému, et resteront une source d'admiration et d'inspiration.

Le chef libéral souligne que M. Pelletier a voué sa vie au service public, en tant que journaliste, comme ancien maire de Québec, et comme chef de cabinet de l'ex-premier ministre Jean Chrétien.

Selon Michael Ignatieff, il a contribué à remettre l'économie canadienne sur les rails et a joué un rôle important dans la préservation de l'unité canadienne au lendemain du référendum québécois de 1995.

M. Ignatieff révèle que, juste après son arrivée à la tête du Parti libéral, il a sollicité les conseils de Jean Pelletier. Il ajoute que, malgré sa maladie, Jean Pelletier lui a prodigué les mêmes conseils réfléchis qu'il avait donnés aux autres chefs de la formation.




Drame familial à Saguenay : Obsèques du père et des trois enfants

10 01 2009

( Radio-Canada.ca - SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN ) - Les obsèques des trois enfants et de leur père, retrouvés morts le jour de l'An dans leur résidence familiale de l'arrondissement Chicoutimi, à Saguenay, ont lieu ce samedi.

C'est un pacte de suicide qui est à l'origine du drame familial. Selon l'enquête policière, le père, Marc Laliberté, et sa femme de 33 ans, Cathy Gauthier, avaient conclu de se suicider après avoir tué leurs enfants. D'ailleurs, Mme Gauthier, qui se trouve présentement à l'hôpital, n'assistera pas aux funérailles.

Le 1er janvier dernier, lorsque les policiers sont arrivés à la résidence des Laliberté, la mère était gravement blessée. Selon la Sûreté du Québec (SQ), les corps des enfants ne présentaient pas de marques de violence.

Mme Gauthier fait face à quatre chefs d'accusation. Elle est accusée du meurtre au premier degré de ses enfants, Joëlle, 12 ans, Marc-Ange, 7 ans, et Louis-Philippe, 4 ans, et également d'avoir aidé son mari à se donner la mort.

Les deux parents, qui venaient de perdre leur emploi, avaient des difficultés financières. Marc Laliberté avait déclaré faillite pour une troisième fois à l'automne.




Afghanistan : Une 107e dépouille rapatriée

10 01 2009

( Radio-Canaca.ca ) - Samedi après-midi, la dépouille du soldat Brian Good doit arriver à la base militaire de Trenton, en Ontario.

Le cavalier de 42 ans a été tué, mercredi, dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage du véhicule blindé dans lequel il se trouvait. Trois autres militaires ont été blessés dans cet accident qui s'est produit le matin, dans le district de Shah Wali Kot, à 35 kilomètres au nord de la ville de Kandahar.

Une cérémonie est prévue vers 14 h en présence, entre autres, de la gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean, et du ministre de la Défense, Peter MacKay.

Le soldat Brian Good était basé à Petawawa, dans l'est de l'Ontario. Il est le 107e soldat canadien à être tombé au combat en Afghanistan depuis le début de la mission des Forces canadiennes dans ce pays, en 2002.

Quelque 2500 militaires du Canada sont déployés en Afghanistan, la majorité dans le sud du pays, autour de Kandahar. La mission canadienne doit se terminer en 2011.




Respirer par le nez

10 01 2009

( Hugo Dumas - La Presse ) - Assez, c'est assez. Plus capable de cette controverse post-Bye Bye, qui a dégénéré et explosé en règlement de comptes de Quebecor envers Radio-Canada.

Pensez-vous que le brouhaha médiatique s'estompera avec les excuses publiques de Louis Morissette et Véronique Cloutier? Malheureusement, non. M'est avis que l'empire tirera d'autres roquettes sur la grande tour du boulevard René-Lévesque. Plus subtil que ça, tu accordes, huit jours après l'émission fatidique, ta page frontispice à la «honte» ressentie par René Angélil après le visionnement de ce Bye Bye 2008.

Dans sa charge virulente, l'impresario de Céline Dion a réclamé la tête de la patronne des programmes de Radio-Canada, Louise Lantagne, et a même traité «d'imbéciles» les créateurs de la revue de fin d'année. Du calme, s'il vous plaît.

Des rappels importants s'imposent ici. Qui dirigera la Star Académie de TVA, ce vaisseau amiral de la convergence de l'empire Quebecor? René Angélil. Qui produit et anime Star Académie? Julie Snyder, la conjointe de Pierre Karl Péladeau. Quel réseau présente «en primeur» toutes les émissions spéciales et tous les spectacles de la diva de Charlemagne? TVA.

Mettons que le jupon de René Angélil dépasse. De deux mètres. Ce n'est pas la première fois ni la dernière que des humoristes, comme Marc Labrèche à 3600 secondes d'extase ou les comiques de Saturday Night Live, passent Céline Dion à la moulinette. C'est peut-être le gag sur les longs cheveux de René-Charles qui a piqué au vif le mari de la star et déclenché sa fureur. Solution: ne pas exposer sa progéniture aux revues à potins. Plusieurs vedettes, dont Louis Morissette et Véronique Cloutier (quelle coïncidence!), refusent que leurs enfants tapissent les pages du 7 Jours ou de La Semaine. Cela leur évite bien des tourments.

Autre conseil pour René Angélil: respirer par le nez, seigneur! Inspirer, expirer. Voilà. Ça calme les nerfs, non?

Cela dit, les critiques ont été unanimes: ce Bye Bye 2008 a été grossier, peu rigolo et raté. C'est vrai. Véro et Louis ont clairement manqué de jugement en poussant des blagues sur Nathalie Simard. Encore vrai. Et le couple a royalement gaffé en passant outre aux avertissements de Radio-Canada, qui a grincé des dents en lisant les gags sur l'ex-vedette du Village de Nathalie.

«Il y a un coupable à trouver, je vais prendre la claque. Ce n'est pas la faute de Louise Lantagne ou de Véro. J'ai donné le go aux blagues qui ont choqué. Je les ai défendues et j'y croyais», a admis Louis Morissette hier, lors d'un point de presse qui a duré 20 minutes chrono.

Affichant d'habitude une confiance qui frise l'arrogance, Louis Morissette, vêtu d'une chemise noire, n'en menait pas large devant tout ce que Montréal compte de médias. Sa voix tremblotait et il peinait à prononcer une phrase complète sans trébucher. À ses côtés, Véronique Cloutier, qui portait du gris, parlait d'un ton ferme, voire cassant. La colère s'entendait dans sa voix.

Et derrière le couple, près de la porte de sortie, les auteurs du Bye Bye (François Avard, Jean-François Léger et Pierre Hébert) opinaient du bonnet. Seul Jean-François Mercier, retenu sur le plateau de Virginie, ne participait pas à ce grand mea culpa public.

Personne de ce groupe, pourtant réputé pour ses opinions tranchées, n'a répondu aux questions des journalistes hier. Autre erreur. Pourquoi ne pas avoir crevé l'abcès une fois pour toutes? Dans la petite salle bondée de l'hôtel Hyatt, l'escadron de relationnistes de Radio-Canada brillait par son absence. Ou se cachait-il?

Au micro, le couple Cloutier-Morissette, qui affirmait parler avec «son coeur et en toute honnêteté», a multiplié les excuses: à Nathalie Simard, à Denis Lévesque, à Radio-Canada et aux téléspectateurs outrés par la piètre qualité du Bye Bye. Et Louis Morissette, au bord des larmes, a pris tout le blâme pour les sketchs qui ont fait patate. «J'ai eu tort. Je ne l'ai pas fait de mauvaise foi ou pour régler des comptes. (...) Je m'en excuse. Je suis franchement désolé pour la direction de Radio-Canada», a plaidé le créateur de C.A.

Au sujet de Nathalie Simard, victime des agressions répétées de son père, Véronique Cloutier n'a heureusement pas tenté de se défiler. «Je n'aurais jamais osé faire un Bye Bye il y a quelques années, au pire de la crise, alors que Nathalie Simard réussissait enfin à sortir de son drame, à se libérer de son secret et à dénoncer son agresseur. (...) Dans le Bye Bye 2008, il n'était aucunement question de ça. Il était question de la surexposition de Nathalie Simard dans les médias artistiques. On pense que ce gag-là avait sa place, mais que nous, nous n'aurions pas dû le dire. Moi, je n'avais pas le droit de faire ça», a-t-elle reconnu.

Dans un moment surréaliste, dixit Véronique Cloutier, Louis Morissette a même dû déclarer: «Nous ne sommes pas racistes. Du tout, du tout, du tout.» Pas racistes, non. Mais drôles? Pas sûr.

Les nombreuses ruptures de ton dans ce Bye Bye ont été catastrophiques. Après un numéro quasi virginal où des acrobates du Cirque Éloize se contorsionnaient sur les «ouh-ouh» poussés par l'angélique Annie Villeneuve, paf! une blague bête et méchante. Mettons que la pilule passe plus difficilement. Ou pas du tout.





1 Commentaire :

Commentaire écrit le samedi 10 janvier 2009 à 10:41:33 (lien)
Popote vous le dit
Le couple Cloutier-Morissette faisait DUR avec leurs excuses à peine sincère.

Vous avez bien résumé la situation!


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Jean Pelletier est décédé

10 01 2009

L'ancien maire de Québec, Jean Pelletier, est décédé vers 4 h samedi matin, à l'âge de 73 ans. Il souffrait du cancer du côlon depuis deux ans.

M. Pelletier a été maire de Québec de 1977 à 1989. Après avoir été pendant 11 ans chef de cabinet de Jean Chrétien, il a été nommé président du conseil d'administration de Via Rail en 2001.

Il a été congédié le 1er mars 2004, dans la foulée de ses commentaires controversés sur la championne olympique Myriam Bédard. Après que cette dernière eut témoigné au sujet d'allégations de malversations chez Via Rail, en marge du scandale des commandites, il avait déclaré qu'elle était « une pauvre fille qui fait pitié, une fille qui n'a pas de conjoint, à ce que je sache. Elle a la tension d'une mère monoparentale qui a des responsabilités économiques ».

En novembre 2007, la Cour supérieure du Québec a condamné le gouvernement fédéral et Via Rail à verser 335 000 $ à Jean Pelletier pour l'avoir destitué de ses fonctions.

L'un des moments difficiles de sa vie d'homme politique aura été le scandale des commandites. Blâmé par le juge John Gomery pour sa responsabilité dans la gestion du programme de visibilité, il a ensuite été blanchi.

En juin 2008, le juge Max Teitelbaum de la Cour fédérale a statué que le juge John Gomery avait manqué de partialité à l'endroit de Jean Chrétien et Jean Pelletier lors de la commission d'enquête sur le scandale des commandites.

Le gouvernement Harper a annoncé en septembre dernier sa décision de porter ce jugement en appel. M. Pelletier avait récemment déploré qu'il ne « serait pas là » pour connaître la décision finale.

Originaire de Chicoutimi, Jean Pelletier a été aussi journaliste au début de sa carrière. Mais c'est à la Ville de Québec qu'il a laissé sa marque, en léguant en héritage la construction d'un large réseau de bibliothèques dans les différents quartiers.

Jean Pelletier était officier de l'Ordre du Canada et de l'Ordre du Québec, et commandeur de la Légion d'honneur de la France.

Le drapeau de la Ville de Québec a été mis en berne ce matin devant l'hôtel de Ville.

( Radio-Canada.ca avec Presse Canadienne )




Québec
L'ex-maire de Québec, Jean Pelletier, est décédé

10 01 2009

( LCN ) - L'ancien maire de Québec et chef de cabinet de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, Jean Pelletier, est décédé vers 4 heures ce matin.

Jean Pelletier, âgé de 73 ans, s'est éteint dans une maison de soins palliatifs ou il était soigné pour un cancer du côlon incurable.

Monsieur Pelletier, maire de la Vieille Capitale pendant 12 ans, de 1977 à 1989, a également été pendant 11 ans le chef de cabinet de Jean Chrétien.

L'un des épisodes les plus pénibles de sa vie publique aura été la saga du scandale des commandites.

Blâmé par le juge John Gomery pour sa responsabilité dans la gestion du programme de visibilité, il a ensuite été blanchi par la Cour fédérale du Canada.

La Ville de Québec demandera à la famille si elle souhaite que des funérailles civiques soient organisées.




Costa Rica
Les secours peinent à s'organiser après le séisme

10 01 2009

( RFI - Paris ) - L'aide internationale s'organise en faveur du Costa Rica. Ce petit Etat d'Amérique centrale a été touché par un violent tremblement de terre, ce jeudi.

Au moins 15 personnes sont mortes et plus de 40 sont portées disparues et il pourrait y avoir encore plus de victimes.

Les recherches prennent en effet du temps car certaines zones sont très isolées.

Quelque 150 touristes étrangers, en majorité américains français, canadiens et espagnols ont été évacués vendredi de la zone proche du volcan Poas, épicentre du séisme, le plus violent qu'ait connu cette région depuis 150 ans.




Décès de Jean Pelletier, ancien maire de Québec

10 01 2009

( Québec Hebdo par Nicolas Bégin ) - Après un long combat contre le cancer du côlon, l’ancien maire Jean Pelletier, a rendu l’âme vers 4 h ce matin. Âgé de 73 ans, son état de santé s’était détérioré au cours des derniers jours.

Né à Chicoutimi en 1935, il a été à la tête de la Ville de Québec pendant 12 ans, soit de 1977 à 1989.

Journaliste en début de carrière, il ensuite bifurqué vers le monde politique. Il a entre autres agi à titre de chef de cabinet du premier ministre Jean Chrétien pendant 11 ans.

Dans le cadre du scandale des commandites, le juge John H. Gomery l’a blâmé pour sa responsabilité dans la gestion du programme de visibilité. La Cour fédérale du Canada l’a par la suite blanchi, jugement envoyé en appel.

Officier de l’Ordre du Canada et de l’Ordre du Québec, membre de l’Académie des Grands Québécois, Jean Pelletier a reçu la médaille de la Ville de Québec l’année dernière.




Un monde fou
Un paraplégique surnage 15 heures en mer avant d'être secouru

10 01 2009

( Agence France-Presse - Tokyo ) - Un paraplégique japonais naufragé a survécu 15 heures en mer sans gilet de sauvetage avant d'être secouru, ont annoncé les gardes-côtes vendredi.

Parti seul à bord de son petit bateau de pêche lundi, Toshiyuki Nashiro, 55 ans, a chaviré en fin de journée alors qu'il poursuivait un gros calmar au large de l'île de Miyakojima (extrême sud du Japon) en Mer de Chine Orientale.

«J'étais excité par une possible belle prise. Il devait bien faire trois kilos, mais une grosse vague a retourné mon bateau», a raconté le rescapé à la chaîne Fuji TV.

Paralysé des jambes, le pêcheur s'est efforcé de rester à la surface uniquement à la force des bras et a surnagé une nuit entière.

«J'ai pensé aux visages des membres de ma famille. J'avais confiance dans les secours et ne me suis pas inquiété», a-t-il assuré.

La plus redoutable épreuve de ce calvaire de 15 heures a été, selon ses dires, de garder les yeux ouverts. «Mes yeux me piquaient à force de ne voir que la mer».

Les gardes-côtes qui l'ont finalement secouru mardi matin, à près de 3 km au large de Miyakojima, ont été les premiers surpris de le retrouver vivant.

«Je n'arrive pas à croire qu'il ait pu résister dans cette eau froide», a déclaré l'un des sauveteurs à l'AFP. «Il agitait les bras dans tous les sens... mais ne semblait pas paniqué».




La crise économique touche aussi l'Université Laval

10 01 2009

( Daphnée Dion-Viens - Le Soleil ) - (Québec) - L'Université Laval n'est pas épargnée par la crise économique. La baisse de ses revenus de placement entraîne un manque à gagner d'environ un million et demi de dollars.

Résultat : l'excédent budgétaire prévu pour l'année financière 2008-2009, qui devait servir à rembourser la dette de l'institution, a fondu comme neige au soleil. Puisque le surplus projeté de 1,4 million $ correspond grosso modo aux pertes en revenus de placement, l'administration espère néanmoins éviter un déficit pour l'année financière qui se terminera le 31 mai.

«On aura aussi certains ajustements dans nos dépenses pour s'assurer d'atteindre l'équilibre budgétaire», a indiqué la vice- rectrice à l'administration et aux finances, Josée Germain. Pour les régimes de retraite, les pertes s'élèvent à 17 %. «On est quand même moins touché que ce qu'on peut voir sur la scène canadienne», a-t-elle souligné.

Les universités québécoises entendent par d'ailleurs demander au gouvernement des mesures d'allégement, comme celles octroyées aux corporations, afin de passer plus facilement à travers la crise. Les pertes pourraient, par exemple, être étalées sur 5 ans, explique Mme Germain.

Il est par ailleurs trop tôt pour savoir de quoi sera fait le budget 2009-2010, a ajouté Mme Germain : «Si nous n'avons pas de réinvestissement au niveau des subventions gouvernementales, ça ne sera pas facile pour l'Université. Il ne faut pas oublier que les universités québécoises sont sous-financées par rapport aux universités canadiennes. Le manque de financement nous place dans une situation financière extrêmement difficile.»

La dette accumulée de l'Université Laval s'élève à 116 millions $.




La limousine présidentielle promise à Obama sera plus belle

10 01 2009

( Agence France-Presse - Washington ) - La limousine blindée qui conduira Barack Obama à la Maison Blanche lors de la cérémonie d'investiture le 20 janvier sera plus belle et offrira une meilleure visibilité que celle de son prédécesseur, a assuré jeudi son constructeur, Cadillac.

Disposant de vitres pare-balles, d'une carrosserie à blindage lourd, de pneus increvables et d'un habitacle hermétique, le véhicule a été conçu pour résister à différents types d'attentats, dont un tir de lance-roquettes ou une attaque chimique, a expliqué un porte-parole de Cadillac, David Caldwell, en dévoilant des photos d'une version provisoire de l'engin.

La limousine présidentielle est traditionnellement surnommée «The Beast» (la bête) en raison de son allure imposante. Mais blindage et élégance seront réunis dans la version finale, a assuré M. Caldwell.

Par rapport à celle qui a transporté M. Bush, «c'est vraiment un nouveau design, a-t-il dit à l'AFP. C'est nouveau, plus moderne, plus expressif, un peu plus classe si vous voulez, mais c'est toujours dans le respect de la tradition des véhicules présidentiels: c'est long et c'est noir».

Le modèle présidentiel devrait notamment bénéficier des mêmes intérieurs cossus que les Cadillac de série, tout en offrant une grande visibilité intérieure, a détaillé M. Caldwell.

Quant aux aspects techniques, c'est top secret, a-t-il dit.

Cette voiture offre «le plus haut niveau de sécurité», a affirmé de son côté Darrin Blackford, porte-parole des services chargés de la protection du président (US Secret Service).

Quant à la limousine du président sortant George W. Bush, sa reconversion est assurée: elle pourra servir de pièces détachées pour le nouveau modèle, ou bien être utilisée pour une autre personne, voire pour des entraînements.

Mais ce type de véhicules n'est jamais vendu, a assuré M. Caldwell. «Ce qui est conçu pour ce véhicule est unique et reste très confidentiel et très secret, a-t-il dit. Un autre pays ne peut pas nous appeler pour nous demander de le faire».




Résultats d'examens faussés par une technologiste médicale: Mélissa Gagnon écope d'un an avec sursis

10 01 2009

( Richard Hénault - Le Soleil ) - (Québec) - Une peine d'un an avec sursis qu'elle pourra purger dans la collectivité a été infligée hier à Mélissa Gagnon, la technologiste médicale de 27 ans qui a trafiqué une quinzaine de résultats d'examens de laboratoire lorsqu'elle était à l'emploi de l'hôpital de Sainte-Anne-de-Beaupré.

En infligeant la peine réclamée par le procureur de la Couronne, Me René Verret, le juge Pierre Rousseau a voulu lancer le message très clair que les tribunaux ne sauraient tolérer que des membres du personnel hospitalier adoptent un comportement aussi inadéquat. Tant durant la peine que durant la probation de deux ans qui la suivra, le juge a d'ailleurs interdit à la jeune femme de Château-Richer d'occuper un emploi dans le système hospitalier.

L'accusée avait plaidé coupable à des accusations de fabrication et d'utilisation de faux documents. Ses gestes avaient nécessité le rappel de 384 patients ayant subi des tests au cours des six mois précédant la période au cours de laquelle les délits ont été commis, soit entre mars et août 2007.

Le rapport présentenciel préparé par la suite révèle qu'au cours des quatre années durant lesquelles Mélissa Gagnon a été à l'emploi de l'hôpital, on n'avait eu aucune faute à lui reprocher. L'agent de probation avance que son soudain comportement fautif pouvait être attribuable à de l'hyperglycémie ou à un burn-out.

Juste avant la période visée, d'ailleurs, le père de l'accusée était décédé, à la suite de quoi l'état de celle-ci s'était détérioré. À cela s'est ajouté un accroissement du nombre de ses heures de travail, d'où ce que l'agent considère avoir été une certaine perte de contact avec la réalité.

Compte tenu de toutes ces données, il semble que la criminalité de Mélissa Gagnon ait été circonstancielle puisqu'elle ne possède pas un profil délinquant. Il appert qu'elle se porte mieux depuis qu'elle a quitté son emploi de technologiste, de sorte que le risque de récidive serait faible.

La jeune femme sans antécédent judiciaire a évidemment perdu son emploi et elle a été rayée de son ordre professionnel. En plus de ces conséquences fâcheuses pour elle, son avocat, Me François Drouin, a invoqué «l'hypermédiatisation» de l'affaire pour suggérer au juge que la peine ne soit que de six mois avec sursis.

Le juge Rousseau a toutefois réitéré que les crimes de Mélissa Gagnon affectent la fiabilité et l'intégrité du système hospitalier. Durant le tiers de la peine, il a ordonné que l'accusée se trouve chez elle 24 heures sur 24 et, durant le deuxième tiers, qu'elle y soit entre 22h et 7h.




Un Français de Québec poursuit la police

10 01 2009

( Matthieu Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - Un résident français qui habite la ville de Québec, Vincent Blanchard, poursuit la police de Québec et trois de ses policiers pour la somme de 30 000 $ en raison d'une arrestation musclée dont il dit avoir été victime injustement, le 3 juillet dernier, en fin de soirée, rue Dalhousie dans le Vieux-Port.

Dans le contexte de cette arrestation, M. Blanchard dit aussi avoir été la cible de commentaires racistes de la part d'un des policiers.

Ce soir-là, M. Blanchard, qui travaille à l'institut FPInnovations à titre de chimiste-chercheur depuis deux ans et demi, a exprimé sa frustration à un chauffeur d'autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC), car il avait refusé l'accès à son véhicule, à lui et à sa copine, sans raison apparente.

Le chauffeur n'a pas apprécié cette remarque et a demandé à deux policiers de «venir s'occuper du demandeur» qui avait alors pris place dans l'autobus avec sa conjointe.

Selon la poursuite, les policiers ont sorti le demandeur de l'autobus avec une force excessive, car il n'offrait aucune résistance, pour ensuite le menotter et l'accuser d'avoir troublé l'ordre public. Le demandeur dit qu'aucun policier ne lui a fait sa lecture des droits, ne l'a informé des gestes qu'on lui reprochait et n'a voulu écouter sa version des faits.

M. Blanchard a alors demandé aux policiers de recevoir l'assistance du Consulat général de France, car il bénéficie de la protection consulaire, mais les agents n'ont pas accepté cette demande.

Avec l'arrivée de nouveaux agents, le citoyen français dit avoir été «une nouvelle fois mis en arrestation et maintenu plaqué contre une voiture de police pendant une trentaine de minutes tout en ayant les poignets menottés et tordus par l'agent Taylor», et ce, sous la surveillance du lieutenant Claude Lefebvre.

Pendant ce temps, le plaignant dit que sa copine a été interrogée sur un ton agressif par le policier Ouellet. Ce dernier aurait aussi traité le demandeur de «crisse de Français» qui ne «comprend rien, le cave».

Finalement, M. Blanchard dit avoir été relâché sans avoir reçu d'excuses de la part du lieutenant Claude Lefebvre et sans avoir reçu d'explications sur «l'excès de force appliquée (sic) à son endroit».

«De ce fait, les droits fondamentaux du demandeur ont été violés de façon illicite et intentionnelle par les préposés (les policiers) de la défenderesse (la Ville de Québec)», peut-on lire dans la poursuite civile qui a été déposée par la société d'avocats Picard Sirard.




Le 55e Carnaval sous le thème de la mascarade

10 01 2009

( Jean-Frédéric Légaré - Le Soleil ) - (Québec) - Les organisateurs du 55e Carnaval de Québec ont fait toute une mise en scène, jeudi, au Maurice Nightclub, pour dévoiler les festivités qui se dérouleront cette année du 30 janvier au 15 février sous le thème de la mascarade.

C'est la truculente animatrice Lenny Matrix, à l'humour pince-sans-rire et suggestif - qui détonnait avec l'ambiance familiale propre au Carnaval - , qui a pris en charge la présentation des activités qu'attendent chaque année près d'un million de carnavaleux. Interrompue par les prestations de groupes de musique trad, dance et hip-hop, qui se produiront également pendant le Carnaval, l'animatrice a dévoilé les nombreuses activités regroupées en trois volets (Famille, Sport et Nightlife) qui animeront les 17 jours de festivités.

Au chapitre des nouveautés, les carnavaleux auront l'occasion de faire du traîneau à chiens sur les plaines d'Abraham et d'assister aux compétitions de ski joring, un sport d'équipe dans lequel des skieurs tirés par des chevaux doivent effectuer des sauts, contourner des obstacles et attraper des objets.

Le festival western de Sainte-Tite s'est également associé au Carnaval pour présenter une soirée country au Centre des congrès de Québec, qui prendra à cette occasion des allures de Far West.

Tradition oblige, les festivaliers retrouveront l'International de sculpture sur neige, le bain de neige et la traversée du fleuve en canot, qui sera précédée pour la troisième fois de qualifications dans la rue Saint-Joseph. Les organisateurs n'ont pas oublié non plus les classiques défilés de nuit dans les rues de Charlesbourg et de Québec.

Plus vaste et plus animé qu'à l'habitude, le palais de Bonhomme tentera de faire revivre l'ambiance de la rue Sainte-Thérèse, dans le quartier Saint-Sauveur, surnommée jadis la «rue du Carnaval». Les sculptures sur neige qui décoraient cette rue seront disposées à l'intérieur du palais et la façade des «Voûtes Chez Ti-Père» y seront reproduites.

Le tout sera lancé en grande pompe le soir du 30 janvier, à place D'Youville, dans un grand spectacle réunissant les Porn Flakes, Martin Deschamps, Lulu Hughes, Les Denis Drolet et Loco Locass.

Bonhomme taquin

Comme le veut la tradition, Bonhomme s'est vu remettre jeudi les clés de la ville par la conseillère et membre du comité exécutif, Lisette Lepage, après avoir fait son entrée avec un masque au visage. Devant une Lenny Matrix passablement excitée, voire émoustillée par sa présence, Bonhomme a fait sien le langage familier du maire Labeaume pour lui faire un clin d'oeil. «D'ici le 15 février, comme je serai la vedette de la ville, il (le maire) pourra prendre ça un ti-peu plus relax et s'occuper de quelques dossiers qui traînent sur son bureau.» À quels dossiers faisait-il allusion? Seul Bonhomme le sait.

L'horaire détaillé des activités se trouve au www.carnaval.qc.ca ou dans les supermarchés Métro, à la SAQ, dans les hôtels et plusieurs dépanneurs de la région de Québec.




Une journée dans le métro. . . sans pantalon !

10 01 2009

( Catherine Handfield - La Presse ) - Samedi après-midi. Vous entrez dans un wagon du métro de Montréal. La scène qui s'offre à votre regard vous laisse ébahi: les passagers ne portent pas de pantalon. Inutile d'appeler la police. Vous êtes simplement au milieu d'une mobilisation éclair.

Montréal accueillera aujourd'hui son premier trajet de métro «No Pants!», un rassemblement ludique dont la première a eu lieu à New York en 2002.

Depuis, l'idée a fait son chemin. Quelque 900 participants se sont dévêtus dans le métro de New York l'an dernier. Aujourd'hui, des mobilisations auront lieu dans 22 villes du monde, dont Vienne, Amsterdam, Lisbonne et Sydney, selon le site internet du groupe new-yorkais Improv Everywhere, instigateur de la chose. Toronto en sera à sa deuxième année.

«Le métro est un endroit plutôt ennuyeux où les passagers interagissent peu, a dit hier Charlie Todd, fondateur de Improv Everywhere. Le but de la mobilisation est de briser leur routine en leur offrant quelque chose de peu ordinaire à regarder!»

15h, square Saint-Louis

À Montréal, la mobilisation aura lieu si un minimum de 25 personnes répondent à l'appel. Les organisateurs ont fixé le rendez-vous à 15h au square Saint-Louis, en face de la station de métro Sherbrooke.

D'un même geste, les participants entreront dans plusieurs wagons de la même rame, enlèveront leur pantalon comme si de rien n'était et le mettront dans leur sac. Tous devront porter des sous-vêtements convenables.

«Si l'on vous questionne, dites aux gens que vous avez oublié votre pantalon et que oui, vous avez un peu froid», écrivent les organisateurs sur Facebook.

Les participants reproduiront le même scénario au métro Berri. La mission sera terminée à 17h30.

«Pour ceux qui s'inquiètent de l'aspect légal, la Société de transport de Montréal n'exige pas le port du pantalon dans ses règlements», précisent les organisateurs, qui conseille toutefois aux participants de se rhabiller si un agent de sécurité le leur demande.

D'ailleurs, à New York, en 2006, les policiers avaient fait stopper le train dans lequel se trouvaient les participants. Huit personnes avaient reçu des citations à comparaître pour «conduite contraire aux bonnes moeurs».

«Les accusations ont été retirées par la suite puisqu'il est tout à fait légal de se promener dans le métro de New York sans pantalon», a tenu à préciser Charlie Todd.

Les organisateurs de la manifestation de Montréal n'ont pas rappelé La Presse, hier.




Bye Bye: le cirque

10 01 2009

( Richard Therrien - Le Soleil - Québec ) - C’est fait: Véronique Cloutier et Louis Morissette ont fait leurs excuses.

Un peu trop tard, mais ils ont fait ce qu’il fallait.

Espérons que ce point de presse mettra fin une fois pour toutes au cirque médiatique actuel, presque aussi de mauvais goût que le Bye Bye lui même.

La palme du grotesque va à la une du Journal de Montréal et du Journal de Québec, accordée presque en entier à la réaction de René Angélil, qui réclame la démission de la directrice générale de Radio-Canada, Louise Lantagne. Totalement farfelu.

De quoi se mêle René Angélil? Pourquoi a-t-on besoin de savoir ce qu’il pense du Bye Bye 2008? En quoi il s’agit d’une information pertinente pour un journal?

L’acharnement auquel s’adonnent les médias de Quebecor depuis le début de l’année a toute l’apparence d’une job de bras.

N’oublions jamais que le clan Quebecor n’a jamais digéré la parodie de Séraphin Péladeau à Ceci n’est pas un Bye Bye, l’excellente revue de l’année qu’avaient présentée le couple Cloutier-Morissette il y a cinq ans. Et que M. Angélil est un proche du couple Snyder-Péladeau.

Le jupon commence à traîner par terre tellement il dépasse…




Chutes et problèmes cardiaques : les hôpitaux suchargés

10 01 2009

( Ian Bussières - Le Soleil ) - (Québec) - Les nombreuses chutes attribuables à la glace et les problèmes cardiaques liés au pelletage ont occasionné au cours des dernières semaines des hausses d'achalandage dans les hôpitaux de Québec.

Au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), c'est l'hôpital Saint-François d'Assise qui subissait cette semaine les contrecoups des caprices de Dame Nature.

«Lundi et mardi, Saint-François d'Assise a reçu sept cas de fractures de chevilles, poignets et bras dus à des chutes sur la glace», explique Pascale Saint-Pierre, porte-parole du CHUQ.

Celle-ci indique que la localisation de cet hôpital dans un secteur très populeux pouvait expliquer la situation puisque l'Hôtel-Dieu de Québec n'a jamais reçu plus d'un cas semblable par jour cet hiver et que le CHUL n'a noté qu'une seule journée avec plusieurs cas du genre.

«Par contre, présentement, l'urgence de Saint-François d'Assise déborde, avec 38 patients de plus que notre capacité. C'est entre autres dû au fait que beaucoup de patients se sont pointés au cours des derniers jours avec des troubles coronariens», explique-t-elle.

«Comme il s'agissait presque toujours de personnes qui venaient de pelleter de la neige, il faut rappeler une fois de plus aux gens, notamment aux personnes âgées, d'y aller plus doucement avec leur pelle», indique Mme Saint-Pierre.

L'orthopédie déborde

La plupart des patients victimes de chutes sont envoyés à l'hôpital de l'Enfant-Jésus, qui fait partie du Centre hospitalier affilié universitaire de Québec (CHA) et est spécialisé en traumatologie.

Geneviève Dupuis, adjointe de la directrice générale du CHA, indique pour sa part que c'est dans la période du 27 au 29 décembre qu'on avait enregistré une hausse importante des patients souffrant de fractures en raison de chutes.

«C'est vrai chez nous, mais c'est aussi vrai partout au Québec. Durant cette période, l'orthopédie débordait à cause de ça : des fractures des hanches, des pieds, des doigts, des chevilles. Nos salles d'opération fonctionnaient 24 heu­­res sur 24», explique-t-elle.

Dans la seule journée du 28 décembre, l'hôpital de l'Enfant-Jésus a dû réaliser 18 interventions chirurgicales en orthopédie pour des fractures de toutes sortes faisant suite à des chutes.




Jean Pelletier est décédé tôt ce matin à la Maison Michel-Sarrazin

10 01 2009

( Simon Boivin - Le Soleil ) - (Québec) - La ville de Québec a perdu l'un de ses plus illustres citoyens. Maire de Québec pendant 12 ans, Jean Pelletier est décédé vers 4h ce matin dans la quiétude de la Maison Michel-Sarrazin.

Né le 21 février 1935, cet ancien politicien et journaliste originaire de Chicoutimi s'est éteint à la maison de soins palliatifs du chemin Saint-Louis, à l'âge de 73 ans.

Pour sa famille et ses amis, la triste nouvelle n'est cependant pas une surprise. M. Pelletier avait en effet appris il y a deux ans qu'il était atteint d'un cancer du côlon, maladie devenue incurable en avril dernier.

L'ancien chef de cabinet de Jean Chrétien n'a jamais caché le sérieux du mal qui le rongeait à ceux qui lui en parlaient, mais s'est comporté presque jusqu'en décembre dernier comme s'il en faisait fi. Pleinement conscient de l'effet de la maladie, il n'a pas hésité à prendre part à différentes activités publiques au cours des derniers mois et jusqu'à la mi-décembre, exposant ainsi sans fausse pudeur son physique amaigri aux lentilles des photographes.

Le cancer avait cependant gagné du terrain ces derniers temps et, au cours des derniers jours de sa vie, des métastases aux poumons ont rendu sa respiration difficile.

Même s'il a été une figure politique contestée, Jean Pelletier laisse une empreinte importante dans l'histoire, tant dans le paysage de la ville de Québec que dans les annales de la capitale fédérale. Il a été pendant 11 ans le chef de cabinet - un poste névralgique - de l'ex-premier ministre Jean Chrétien, avec qui il a entretenu une amitié solide, forgée au départ sur les bancs du Séminaire de Joliette. Il a aussi été un grand ami de l'ex-maire Gilles Lamontagne, dont il fut le dauphin à la tête du Progrès civique.

Premier citoyen de Québec de 1977 à 1989, il laisse notamment en héritage de ce passage à l'hôtel de ville de la rue des Jardins dans le Vieux-Québec, la construction d'un large réseau de bibliothèques dans les différents quartiers de la ville, dont le fleuron fut la bibliothèque centrale Gabrielle-Roy audacieusement installée au coeur du quartier Saint-Roch, en bien piteux état à l'époque.

Ses croisades en faveur d'une revitalisation musclée de ce quartier central ont aussi permis l'implantation à leurs emplacements actuels du palais de justice de Québec, d'un édifice de la Société d'assurance automobile du Québec, du Musée de la civilisation et du marché du Vieux-Port.

Les citoyens de Québec lui sont également redevables du retour des trains au centre-ville, à la gare du Palais, et de la création du Parc technologique qui a permis de créer un nouvel et important pôle d'emplois de haut niveau à Québec.

L'actuel drapeau de la ville et l'inclusion du Vieux-Québec au patrimoine mondial de l'UNESCO apparaissent également au bilan de ses réalisations.

L'homme politique a eu des règnes mouvementés tant à Québec qu'à Ottawa, ne laissant personne indifférent dans ses différents rôles. Leader à la poigne d'acier, son attitude souvent cassante et son style directif ont été à l'origine de plusieurs frictions avec la presse.

Parmi les faits d'armes qui lui avaient valu de faire la manchette, il y a eu celui d'avoir fait arrêter par la police la recherchiste de l'opposition à l'hôtel de ville parce qu'il estimait qu'elle ne pouvait se retrouver seule dans les locaux de la ville. Il a également tenté, alors qu'il était maire, d'expulser lui-même, manu militari, le conseiller Pierre Mainguy d'une conférence de presse à laquelle il ne l'avait pas invité.

Son apport à la Ville de Québec et à la société a par ailleurs été très largement souligné. Déjà officier de l'Ordre du Canada et de l'Ordre du Québec, il est aussi commandeur de la Légion d'honneur de la France. Il a reçu enfin, en 2008, la Médaille de la Ville de Québec.

L'un des épisodes les plus pénibles de sa vie d'homme public aura été toute la saga du scandale des commandites. Blâmé par le juge John Gomery pour sa responsabilité dans la gestion laxiste du programme de visibilité, il a ensuite été blanchi avec M. Chrétien par la Cour fédérale du Canada. Mais ce jugement a été porté en appel, et M. Pelletier a récemment déploré qu'avant la décision finale, «je serai probablement au cimetière».

Son passage à titre de président de VIA Rail a été assombri par des commentaires concernant l'ex-championne olympique Myriam Bédard. Des propos qui ont mené à son congédiement et à une saga judiciaire coûteuse pour le contester.

La Ville de Québec demandera à la famille si elle souhaite que des funérailles civiques soient organisées. Le cas échéant, celles-ci seraient adaptées à leurs volontés. Il ne s'agirait toutefois pas exactement des mêmes obsèques que celles réservées à la mairesse Andrée Boucher, avec chapelle ardente à l'hôtel de ville et cérémonie à la cathédrale Notre-Dame de Québec. La distinction tient au fait que la mairesse est décédée en cours de mandat.

Pour la deuxième fois en 18 mois, la Ville de Québec perd donc l'un de ceux qui ont dirigé sa destinée.




Pacte de suicide à Saguenay: pourquoi ?

10 01 2009

( Emilie Côté - La Presse ) - (Saguenay) - C'est aujourd'hui, samedi, qu'ont lieu les funérailles d'un homme et de ses trois enfants, morts le soir du Nouvel An à Saguenay, dans ce qui semble être un pacte de suicide avec la mère des petits. Celle-ci, qui a survécu à cet horrible drame, restera à l'hôpital, incapable d'assister à la cérémonie. Depuis quelques jours, les Saguenéens font face à une douloureuse incompréhension. Portrait d'une communauté en état de choc.

Deux pelles sont au garde-à-vous près de la porte d'entrée. Une voiture Toyota est garée dans la cour. Des sacs de déchets traînent à côté du bac de recyclage.

La vie semble suivre son cours autour de la maison de la rue du Portage. Pourtant, Joëlle, 12 ans, Marc-Ange, 7 ans, et Louis-Philippe, 4 ans, ainsi que leur père, Marc Laliberté, sont morts dans cette maison, le soir du Nouvel An. Quant à leur mère, Cathie Gauthier, elle a survécu. C'est elle qui a appelé les policiers. Cinq jours plus tard, elle a été accusée du meurtre prémédité de ses enfants et d'avoir aidé son mari à se suicider.

Mardi dernier, il n'y avait déjà plus de périmètre de sécurité autour de la maison.

Le lendemain, en fin d'après-midi, des lumières étaient allumées à l'intérieur. Des ombres bougeaient. Des membres des deux familles étaient venus chercher des vêtements pour habiller les morts, dont les funérailles ont lieu aujourd'hui. «Ils sont démolis», nous a dit le policier qui les accompagnait.

Une grande question hante les Saguenéens: pourquoi Marc Laliberté et sa femme ont-ils conclu un pacte de suicide, comme le supposent les policiers? On sait seulement que le couple avait des ennuis financiers. L'homme avait déclaré faillite pour la troisième fois l'automne dernier.

Quelques jours avant le drame, Marc Laliberté avait reçu de la banque un avis l'informant que son compte était à découvert et qu'il devait y déposer les fonds nécessaires.

De là à vouloir mourir après avoir tué ses trois enfants?

Karine Gagnon, la voisine d'en face, a passé deux nuits sans dormir. «J'ai pris ça dur. Tu penses à la situation et tu te dis que ça n'a pas d'allure. Trois enfants...»

Dans la nuit du 1er janvier, un peu avant minuit, Mme Gagnon a été réveillée par du bruit qui venait de l'extérieur. Elle s'est rendormie aux côtés de son mari sans se poser trop de questions.

Le lendemain matin, c'était le branle-bas de combat devant sa maison. Les policiers et les médias avaient envahi la rue. Pas question pour Mme Gagnon et son mari de rester une minute de plus dans le quartier, appelé le Domaine-du-Roy.

«Nous sommes partis toute la journée dans un chalet et le lendemain aussi», raconte Mme Gagnon.

La mère nous parle en chuchotant. Son petit Joey, 5 ans, joue un peu plus loin dans le salon. «Mon fils n'est pas au courant. Il est trop sensible... Je ne me sens pas l'obligation de lui dire la vérité. Quand ça s'est produit, je lui ai dit qu'il y avait eu un dégât d'eau chez les voisins.»

Après avoir vécu en Abitibi pendant quelques années, la famille Laliberté-Gauthier avait emménagé rue du Portage en juillet dernier. Arrivée récemment, elle était peu connue du voisinage. Pour Mme Gagnon, c'était une famille comme les autres. «Ils étaient tout le temps dehors, indique Mme Gagnon. La petite fille de 12 ans était toujours en train de surveiller ses petits frères. J'avais pensé lui demander de garder chez nous.»

Karine Gagnon ne peut s'empêcher de se mettre dans la peau de Cathie Gauthier, surtout quand elle s'est réveillée à l'hôpital et qu'elle a compris que ses enfants et son mari étaient morts. «En tant que mère, je me dis... Elle aurait quasiment dû partir avec eux. Je ne sais pas comment elle va passer au travers.»

«Un mal à l'âme»

L'automne dernier, Cathie Gauthier a travaillé dans deux boutiques du centre commercial Place du Royaume. Ses anciennes collègues sont unanimes: la femme de 36 ans avait l'air triste. «Elle était renfermée, elle parlait peu. On ne savait rien de sa vie, indique la gérante de la boutique Maryse Petite. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans sa tête.»

Guylaine Potvin, propriétaire du magasin Guylen&Charlie, parle d'un «mal à l'âme». «La tristesse se lisait dans son visage. Mais elle parlait de ses enfants, qu'elle aimait.»

Mme Gauthier a quitté ces deux emplois d'elle-même. Quant à son mari, Lana Lapointe l'a embauché comme agent immobilier à La Capitale, en septembre dernier. Mais il a remis sa démission deux mois plus tard.

La courtière n'avait rien remarqué qui peut laisser deviner ses idées noires. «J'ai fait un méchant saut quand j'ai vu les nouvelles. C'est un choc pour tout le monde. Il n'y a pas de mots. C'est triste. Mais c'est la famille qui fait pitié dans tout ça.»

Au Jean Coutu d'Amos, en Abitibi, où M. Laliberté a travaillé pendant deux ans avant de déménager à Chicoutimi, une collègue a dit cette semaine que l'homme était d'humeur dépressive, de même que sa femme. Le couple serait parti de l'Abitibi sans le dire à personne.

Un choc pour tous

La famille de Cathie Gauthier est originaire de Dolbeau-Mistassini. Quant à Marc Laliberté, il a grandi pas très loin de là, à Normandin.

La famille Laliberté est très connue dans ce petit village de 3000 âmes situé à deux heures de route de Chicoutimi, au nord-ouest du Lac-Saint-Jean. Le père de Marc, Cyrille Laliberté, n'a pas voulu nous parler. Après le deuil de sa femme, morte l'an dernier, il doit faire celui de son fils.

Quant à son frère, Alain Laliberté, il allait rencontrer la famille Gauthier à Chicoutimi quand nous l'avons croisé par un froid glacial. «Je ne veux pas vous parler pour l'instant, il n'y a rien à dire.»

Au restaurant Chez Marcel, les clients avaient la mine basse. «C'est terrible. Le père vient ici prendre son café. Mais depuis une couple de jours, il ne vient plus...»

«Ici, tout le monde se connaît, indique le curé de la paroisse, Pierre Boudreault. Les gens sont compatissants. Il n'y a pas grand jugement qui se fait.»

«Elle a besoin d'aide»

Quant à Cathie Gauthier, son avocat indique qu'elle est atterrée. «Il y a un constat qui est irréversible. Le 1er janvier 2009, elle a perdu ses trois enfants et son mari», dit Me Dominic Bouchard.

La femme de 33 ans est toujours à l'hôpital. Blessée au poignet le soir du drame, elle a perdu beaucoup de sang. Aujourd'hui, elle n'assistera pas aux funérailles de son mari et de ses enfants.

Même si elle fait face à quatre chefs d'accusation de nature criminelle, elle aurait techniquement pu demander la permission de sortir de l'hôpital. Mais, dans son état, ce serait trop d'émotions. Elle préfère rester sous les soins du personnel médical, toujours surveillée par des agents du service correctionnel.

Selon son avocat, elle pourrait rester à l'hôpital assez longtemps. «Jusqu'à mardi, elle ne pouvait parler qu'à moi. Là, il y a trois personnes à qui elle peut parler», signale Me Bouchard.

Les Saguenéens avec qui nous avons discuté ont beaucoup d'empathie à son égard. «Perdre un enfant, c'est la pire chose qui peut arriver. Moi, je me dis qu'elle a encore bien plus le goût de mourir. Elle a besoin d'aide», lance Diane Gagné, croisée dans un café du centre-ville.

«Ils sont restés enfermés dans leur sort. Ils auraient dû chercher des recours, ajoute son conjoint, Guy Caron. En tout cas, j'ai hâte qu'elle parle.»

Comme lui, les Saguenéens sont impatients d'entendre le témoignage de Cathie Gauthier.

En attendant, les camarades de Joëlle, Marc-Ange et Louis-Philippe doivent apprendre à apprivoiser la mort. Très souvent pour la première fois.

«Le petit Marc-Ange, c'est moi qui le transportais. Ce matin, tout le monde parlait de lui et se remémorait des souvenirs», nous a dit son chauffeur d'autobus, Gaétan Brossard, à la rentrée des classes.

«Il s'assoyait là, au deuxième banc, et il ne disait jamais un mot, poursuit-il. Des Marc-Ange, il n'y en a pas beaucoup. Quand j'ai appris ce qui s'était passé aux nouvelles, j'ai dit à ma femme: câline, c'est le petit Marc-Ange...»

«C'est des choses qu'on ne veut pas imaginer. C'est tragique», conclut le chauffeur de l'autobus 124.




Météo d'Environnement Canada pour la Ville de Québec et sa région

10 01 2009

Prévisions

Émises à: 5h00 HNE le samedi 10 janvier 2009

Aujourd'hui:

Ensoleillé. Vents du sud-ouest de 20 km/h. Maximum moins 14. Refroidissement éolien de moins 29 ce matin.

Ce soir et cette nuit:

Quelques nuages. Ennuagement graduel vers minuit. Minimum moins 21.

Dimanche:

Nuageux avec percées de soleil. Dégagement en mi-journée. Vents du nord-est de 20 km/h devenant légers en fin de journée. Maximum moins 12.

Lundi:

Alternance de soleil et de nuages avec 30 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 18. Maximum moins 13.

Mardi:

Neige. Minimum moins 15. Maximum moins 7.

Mercredi:

Alternance de soleil et de nuages avec 70 pour cent de probabilité d'averses de neige. Minimum moins 19. Maximum moins 19.

Pleine Lune exacte à 21h27 (HNE) ce samedi, 10 janvier 2009.




Costa Rica: 150 touristes étrangers évacués de la zone du séisme

10 01 2009

( France Infos - Agence France Presse - VARA BLANCA ) - (Costa Rica) - Quelque 150 touristes étrangers, en majorité américains, français, canadiens et espagnols, ont été évacués vendredi de la zone proche du volcan Poas au Costa Rica, selon la Croix Rouge.

La région du volcan a été la plus touchée la veille par le séisme dont le bilan officiel s’élève à 15 morts et 42 disparus. Une cinquantaine de touristes étrangers demeureraient isolés dans la zone de la localité de Chinchona, une des plus dévastées par le tremblement de terre et accessible seulement par hélicoptère, selon la Croix Rouge du Costa Rica.

Certains groupes de touristes ont été évacués par hélicoptère, d’autres ont rejoint les équipes de secours après une longue marche sur des chemins difficiles.

L’évacuation par hélicoptère était assurée gratuitement par la Commission nationale d’urgences (CNE), qui coordonne les secours, mais un couple de Mexicains a affirmé avoir payé 1.315 dollars pour une évacuation de quatre personnes à une compagnie de transport par hélicoptère privée, selon la coordinatrice de l’évacuation des étrangers, Alexandra Galva.

D’autres ont payé jusqu’à 2.000 dollars pour leur évacuation, selon Mme Galva. Des touristes évacués d’un des grands hôtels du secteur du volcan, près des Cataractes de la Paz, se sont plaints de n’avoir rien eu d’autre à manger que des bananes depuis jeudi soir.




Cinq personnes sévèrement touchées par une fusillade dans une école de Chicago

10 01 2009

( Associated Press - Presse Canadienne - CHICAGO ) - Cinq personnes d'une école secondaire publique de Chicago (Illinois), située dans la partie sud de la ville, à South Side, ont dû être hospitalisées vendredi, selon les autorités, après une fusillade, d'après les médias locaux.

Deux personnes étaient dans un état critique et trois, dans un état grave, a expliqué Eve Rodriguez, la porte-parole des pompiers de Chicago, les cinq étant de sexe masculin. Tous se trouvaient à l'intérieur de l'établissement de la Vocational Career Academy Paul Laurence Dunbar, communément appelée Chicago CVS.

Les victimes auraient été touchées par des tirs, selon le premier quotidien de la ville, "The Chicago Tribune" et la chaîne locale WBBM-AM.

La police n'a pas commenté ces informations pour le moment. Personne ne répondait au téléphone au sein de l'école.